Gene J. Puskar Sidney Crosby. Gene J. Puskar / The Associated Press

TORONTO – Sidney Crosby n’avait pas l’air dans son assiette pendant les séries de la Coupe Stanley, selon Gary Roberts.

L’ancien joueur de la LNH a disputé deux saisons avec Crosby à Pittsburgh. Selon lui, l’attaquant vedette des Penguins a probablement été affecté par sa longue absence, attribuable aux séquelles qu’il a éprouvées après sa commotion cérébrale.

«Sidney Crosby a besoin d’être au sommet de sa forme pour jouer au niveau qu’il veut avoir, a affirmé Roberts, mardi. Je ne lui ai pas parlé, mais je ne crois pas qu’il se sentait très bien. Un hockeyeur ne peut se permettre une aussi longue période d’inactivité, pas même Sidney Crosby.»

Roberts sait de quoi il parle quand il s’agit de revenir après une blessure. L’ancien vainqueur de la coupe Stanley a subi une grave blessure au cou qui l’a forcé à prendre sa retraite à l’âge de 30 ans.

Il avait auparavant changé ses habitudes de vie et commencé à s’entraîner différemment, ce qui lui a permis de disputer un total de 21 saisons dans la LNH avant que sa carrière ne prenne fin à l’issue de la saison 2008-09.

Crosby n’a participé qu’à 22 rencontres en saison régulière, amassant 37 points (8-29). Il a ajouté trois buts et cinq aides dans la série contre les Flyers de Philadelpie. Les Penguins ont alors été éliminés en six matchs.

Le spectateur moyen ne sait pas quelles sont les exigences reliées à la vie de hockeyeur professionnel, a noté Roberts.

«Prenons Mats Sundin par exemple, a affirmé l’homme de 45 ans en parlant de l’ancien capitaine des Maple Leafs, qui a été son coéquipier à Toronto. Il s’est absenté pendant six mois, est allé à Vancouver et il m’a dit, — Imagine, j’ai travaillé tellement fort hors glace et je ne peux croire à quel point je me sens mal sur la patinoire.»

Il est injuste de critiquer Crosby parce qu’il n’a pas rejoint la formation canadienne en vue du championnat du monde, estime Roberts.

«Si tu n’es pas en santé, la chose la plus importante une fois que la saison est terminée, c’est de se préparer pour la saison suivante. Les joueurs n’ont pas le luxe de prendre le temps de simplement guérir pendant l’été, a-t-il expliqué. Il faut travailler sur sa force musculaire et se préparer pour l’année suivante. L’été n’est pas fait pour la relaxation, du moins pas au point de ne pas travailler du tout.»

Roberts a ajouté, au cours d’une conversation où plusieurs sujets ont été abordés, qu’il a suivi avec intérêt le premier tour des séries. Le duel entre les Penguins et les Flyers l’a particulièrement captivé.

«Je ne savais pas quoi penser en première ronde. C’était fou, a commenté Roberts, qui s’est également aligné avec les Flames de Calgary, les Hurricanes de la Caroline, les Panthers de la Floride et le Lightning de Tampa Bay. Je me suis dit, — wow, comment cela peut-il arriver à une équipe comme Pittsburgh? — Je croyais qu’ils allaient remporter la série, d’abord et avant tout, et je ne m’attendais certainement pas à ce qu’il se marque huit buts par match.»

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