Sean Kilpatrick Henry Burris Bear Woods. Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – On ne devrait pas trop se surprendre de voir un gars appelé Bear Woods jouer si férocement.

Le secondeur de 27 ans peut maintenant faire la pluie et le beau temps, ayant récupéré de nombreuses blessures au fil de deux saisons et demie.

Les clubs de la Ligue canadienne de football vont souvent remercier un nouveau venu après une blessure, mais le d.g. des Alouettes, Jim Popp, a vu quelque chose en Woods, même si ce dernier a été blessé sérieusement trois fois en autant de saisons.

Cette confiance a rapporté cette saison pour l’athlète de la Floride, vu par le coordonnateur défensif Noel Thorpe comme l’élément central de sa brigade.

«Nous savions qu’il avait du talent, a mentionné Thorpe mercredi, alors que les Alouettes (9-9) se préparaient à recevoir les Lions (9-9) en demi-finale de l’Est, dimanche. Jim disait des tonnes de bonnes choses sur lui, et on a pu voir de quoi il parlait en matches préparatoires. Il y a aussi que sa persévérance nous en a dit beaucoup sur sa force de caractère.»

Woods a raté toute la saison 2012 à cause d’une fracture au pied; en 2013, il a été limité à huit matches, surtout avec les unités spéciales, après s’être déchiré un quadriceps au camp d’entraînement.

Et lors du camp de cette année, il s’est blessé à l’arrière de la cuisse mais une fois de plus, les Alouettes ont été patients.

Cela a été récompensé: Woods est revenu au jeu lors du septième match et s’est révélé une locomotive en défense avec sept sacs, aidant les siens à remporter huit de leurs 10 derniers matches, après un début de saison de 1-7.

Ses plaqués et ses sacs lui ont valu d’être le joueur défensif de la ligue en septembre et en octobre puis lundi, il était parmi les 11 Alouettes nommés au sein de l’équipe d’étoiles dans l’Est.

Woods est bien heureux que le club montréalais n’ait pas abandonné dans son cas.

«Je peux remonter à 2012, quand je me suis fracturé le pied, a t-il dit. Ça mettait fin à ma saison et comme recrue, je savais qu’ils n’avaient pas d’obligations financières envers moi. Mais quand Jim Popp m’a gardé dans la formation et m’a payé, ce qui m’a permis de devenir un des vétérans de l’équipe, j’ai été très surpris et reconnaissant. Je suis très content d’être productif maintenant et de valider la confiance qu’ils m’ont accordée.»

Woods, dont le prénom est en fait Jonathan, a hérité de son surnom de son grand-père, qui, quand Woods était bébé, l’a assis sur un comptoire de cuisine pour ensuite le voir grimper jusque dans une armoire. Il trouvait que le poupon avait l’agilité d’un ourson, et le nom est resté.

Les Lions ont fini quatrièmes dans l’Ouest, mais ils se trouvent en éliminatoires de l’Est car ils ont mieux fait que les Argonauts de Toronto, qui ont terminé au troisième rang dans l’Est.

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