La célébration n’aura pas lieu dans le même contexte, mais Dylan Armstrong a incroyablement hâte d’avoir une médaille olympique autour de son cou.

Exactement six ans et demi après avoir tout juste terminé au pied du podium lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008, le lanceur de poids canadien recevra sa médaille de bronze dimanche, à Kamloops, en Colombie-Britannique, sa ville natale.

«La question à laquelle je suis certain d’avoir la bonne réponse est: « Quand vas-tu recevoir ta médaille? », a dit Armstrong lors d’une entrevue récemment accordée à La Presse Canadienne. Je vais être extrêmement heureux.»

Armstrong a terminé quatrième en 2008, à un centimètre du médaillé de bronze Andrei Mikhnevich, du Bélarus. Son classement a été amélioré à une troisième place en août dernier après que Mikhnevich eut été banni à vie du sport pour avoir échoué un deuxième test antidopage.

«Il s’agit bien sûr de la médaille la plus importante de ma carrière», a déclaré l’athlète de 34 ans, qui devient le premier lanceur de poids canadien à mettre la main sur une médaille olympique.

C’était particulièrement important pour Armstrong que la cérémonie de remise de la médaille ait lieu à Kamloops, mais le colosse de six pieds quatre pouces et 306 livres a laissé le Comité olympique canadien s’occuper des détails.

«Qu’est-ce qui aurait pu être mieux que ma ville natale? a-t-il questionné. Il y avait bien sûr beaucoup de personnes de Kamloops qui auraient aimé venir aux Olympiques en 2008, mais qui ne pouvaient pas. Je pense que c’était le meilleur choix possible.»

La célèbre hockeyeuse Hayley Wickenheiser — une membre de la commission des athlètes du Comité international olympique — va lui remettre la médaille.

La médaille d’Armstrong permet d’ailleurs au Canada de gonfler sa récolte à Pékin à 19 — trois d’or, neuf d’argent et sept de bronze — et de passer du 14e au 13e échelon au tableau des médailles.

La cérémonie de dimanche au Tournament Capital Centre de Kamloops sera peut-être unique, mais elle ne remplacera pas les sensations vécues par les athlètes qui sont montés sur le podium du célèbre Nid d’Oiseau de Pékin aux côtés des meilleurs dans leur discipline.

Elle ne permettra pas non plus à Armstrong de récupérer ce qu’il estime à «plus d’un million de dollars, c’est certain» en commandites ou en invitation à des événements corporatifs qu’il aurait pu toucher après un podium en 2008.

«J’aurais certainement obtenu des contrats de commandites plus lucratifs et d’autres appuis financiers, a-t-il dit. Je serais fort probablement dans une meilleure situation financière.

«Je n’aime pas penser à l’argent que j’ai perdu. Il n’y a rien à faire. Je ne peux pas m’apitoyer là-dessus.»

La fondeuse Beckie Scott, les patineurs artistiques Jamie Sale et David Pelletier et la nageuse Sylvie Fréchette sont passés à travers des situations semblables en obtenant l’or après des scandales sur les juges, ou de dopage dans le cas de Scott.

Ces athlètes ont déjà exprimé le regret de ne pas avoir vécu les joies de la victoire après leur performance, une chose qui ne peut être recréée.

«Vous ne pouvez pas recréer ce moment, mais vous devez en tirer le maximum», a rappelé Armstrong.

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