Frank Gunn Frank Gunn / La Presse Canadienne

NORTH YORK, Ont. – Charles Philibert-Thiboutot flottait sur un nuage après avoir complété l’épreuve de 1500 mètres en troisième place vendredi soir au stade d’athlétisme des Jeux panaméricains de Toronto, car cette performance venait valider sa fulgurante ascension des dernières semaines.

Philibert-Thiboutot, de Québec, a décroché la médaille de bronze en vertu d’un chrono de 3:41,79. C’est finalement l’Américain Andrew Wheating qui l’a emporté en 3:41,41, devant le Canadien Nathan Brannen en 3:41,66.

«J’ai appliqué ma stratégie à la perfection, parce que je suis resté dans le top-5 tout au long de la course — à l’abri du vent — et qu’à 100m de la fin j’étais en position pour peut-être même aspirer à la victoire, a-t-il expliqué. Ç’aurait été difficile de mieux faire.

«Ceci étant dit, je n’ai peut-être pas obtenu la médaille d’or, mais le fait qu’on soit deux Canadiens sur le podium, je trouve que c’est magique, a poursuivi l’athlète de 24 ans. Quand j’ai fait mon ‘move’ à 200m de la fin, j’ai senti la foule derrière nous et je pense qu’on a satisfait tout le monde avec ce résultat-là.»

Le coureur de demi-fond s’est dit très heureux de sa performance car elle vient confirmer sa progression.

Philibert-Thiboutot avait réussi le standard olympique à l’épreuve du 1500 mètres le week-end dernier, lors de la rencontre de Monaco de la Ligue de diamant, en terminant 12e avec un chrono de 3:34;23. Il avait ainsi inscrit un record personnel, un record du Québec et avait atteint le standard olympique.

«Cette année, ç’a vraiment été un choc pour moi parce que à l’entraînement ça allait vraiment bien. Je le savais que j’étais capable, et jusqu’à Monaco ça ne s’était pas concrétisé, alors là c’est vrai, a-t-il dit.

«Vous savez, entre penser qu’on peut le faire, et le réaliser, c’est complètement différent, a-t-il continué. Je suis émotif présentement, parce que je trouve que je suis parti de loin. Alors on regarde en avant, sans se dire que l’objectif est atteint.»

Cette progression ne s’est toutefois pas faite sans embûche. Après avoir stagné pendant des mois avec des chronos oscillant entre 3:38;00 et 3:39;00 qui l’empêchaient de participer aux grandes compétitions internationales, Philibert-Thiboutot en était venu à douter de ses capacités.

«À l’entraînement, je me disais que de faire 3:35;00, c’était réaliste et que ça me permettrait d’aller aux Championnats du monde, a expliqué Philibert-Thiboutot. Mais quand tu es à la table à dessins au mois de mars, rien de ça n’est fait — on parle à travers notre chapeau. Puis, tout au long des mois de mai et juin, j’ai eu de la difficulté à entrer dans diverses compétitions d’envergure, alors je me demandais si j’avais atteint mon plafond.»

Selon son entraîneur, Félix-Antoine Lapointe, sa performance à Monaco jumelée à celle de Toronto permettra à son poulain d’accéder enfin aux grandes épreuves — notamment celles de la Ligue de diamant de l’IAAF. Lapointe devra toutefois éviter le piège qui guette Philibert-Thiboutot.

«Maintenant, il va falloir éviter de tomber dans le panneau d’essayer de faire toutes les compétitions internationales, a dit Lapointe. Mais c’est un beau problème à avoir.»

En dépit de ses récentes performances, Philibert-Thiboutot ne pourra participer aux championnats du monde à Pékin, à la fin août. Selon l’IAAF, les athlètes ont jusqu’au 9 août pour se qualifier pour l’événement. Cependant, Athlétisme Canada a avancé cette date au 5 juillet pour les athlètes de sa fédération. Philibert-Thiboutot a réussi son standard le 17 juillet.

Lapointe a indiqué que Philibert-Thiboutot respectera la décision, et se dit confiant que ce ne sera que partie remise. L’ancien coureur du Rouge et Or de l’Université Laval a d’ailleurs indiqué qu’il visait un objectif beaucoup plus ambitieux que les Mondiaux d’athlétisme, c’est-à-dire les Jeux olympiques de Rio en 2016.

Hyacinthe sixième au 200m

Un peu plus tôt en soirée, la Québécoise Kimberley Hyacinthe a terminé sixième au 200 mètres en 23,28 secondes.

L’Américaine Kaylin Whitney l’a emporté en 22,65 secondes, devant sa compatriote Kyra Jefferson (22,72) et la Jamaïcaine Simone Facey (22,74). En 2014, Whitney était devenue la coureuse de moins de 18 ans la plus rapide aux sprints sur 100m et 200m.

Enfin, le relais 4 x 100 m, dont fait partie la sprinteuse de Lachenaie, s’est qualifié pour la finale en vertu d’un temps de 42,98 secondes. Les Canadienne furent deuxièmes de leur vague, derrière les Jamaïcaines (42,82).

Aussi dans Sports :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!