MONTRÉAL – Après avoir déposé la semaine dernière sa candidature auprès de la Ligue nationale de hockey (LNH) dans le cadre du processus d’expansion, Québecor est maintenant à la recherche de partenaires intéressés à ramener les Nordiques à Québec.

Le conglomérat veut s’assurer d’une participation majoritaire dans la franchise, mais lancera un processus afin trouver des partenaires pour l’aider à payer la facture de 500 millions $ US exigée par le circuit Bettman.

«Nous croyons que cela va générer un niveau d’intérêt assez élevé», a expliqué jeudi le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion, lors d’une conférence téléphonique pour discuter des résultats du deuxième trimestre de l’entreprise.

La direction de la société établie à Montréal a dit vouloir une participation majoritaire dans une équipe puisque les Nordiques, s’ils devaient ressusciter, stimuleraient ses autres secteurs d’activité, comme celui de la câblodistribution.

Québecor a déjà des liens avec la LNH puisque sa chaîne sportive détient, jusqu’en 2026, les droits de télédiffusion en français de ses matchs au Canada.

Même s’il a été évoqué par les analystes financiers, un scénario dans lequel le conglomérat se retrouverait seul pour allonger les 500 millions $ US requis n’a pas même pas semblé figurer dans les plans de la direction.

«Je ne peux pas commenter puisque les discussions initiales avec certains partenaires ont démontré qu’il semblait y avoir de l’intérêt, a répondu le directeur financier du conglomérat, Jean-François Pruneau. Il n’y a eu rien de formel.»

La Caisse de dépôt et placement du Québec, coactionnaire de Québecor dans Québecor Media, n’a pas voulu dire si elle serait intéressée à injecter de l’argent dans le dossier. En 2011, l’institution avait notamment consenti un prêt de 140 millions $ à l’homme d’affaires George Gillett lorsqu’il avait mis la main sur le Canadien de Montréal et le Centre Molson — maintenant le Centre Bell.

De son côté, le Fonds de solidarité FTQ — dont la participation dans le Tricolore s’élève à 20,8 millions $ — a fait savoir qu’il n’avait pas reçu de «demande formelle» du conglomérat pour le moment.

«Si une telle demande nous était soumise, elle serait analysée, comme toutes les propositions d’investissement, en fonction de nos critères», a indiqué par courriel sa conseillère principale aux relations publiques, Johanne Bissonnette.

Par ailleurs, le directeur financier de Québecor a dit ignorer si le montant exigé par la LNH pour l’obtention d’une équipe d’expansion devra être payé en un seul versement ou s’il sera possible d’échelonner les paiements sur une certaine période.

Dans l’attente d’une décision du circuit Bettman, M. Dion a expliqué que plusieurs commanditaires qui veulent se faire voir au Centre Vidéotron — géré par le conglomérat — avaient signé des ententes à «deux vitesses».

«Nous leur avons demandé ‘qu’est-ce que vous seriez prêts à payer s’il y a seulement les Remparts’ et ce qu’ils seraient prêts à allonger s’il y a les Remparts et les Nordiques, a dit M. Dion. La réponse est excellente actuellement.»

Outre Québec, seule la ville de Las Vegas a soumis sa candidature pour obtenir une équipe. Son amphithéâtre est actuellement en construction et doit ouvrir ses portes au printemps 2016.

Retour des profits et hausse des revenus

Pour ce qui est de sa performance financière, Québecor (TSX:QBR.B) a renoué avec les profits au cours du deuxième trimestre terminé le 30 juin.

L’entreprise a engrangé un bénéfice net 72,1 millions $, ou 59 cents par action, comparativement à une perte nette de 54,8 millions $, ou 45 cents par action. Cela s’explique entre autres par un écart favorable de 132 millions $ sur la perte liée aux activités abandonnées.

En excluant les éléments non récurrents, les profits ajustés ont été de 66,5 millions $, ou 54 cents, en hausse comparativement à ceux de 55,9 millions $, ou 45 cents par action, pour le deuxième trimestre de 2014.

De leur côté, les recettes se sont établies à 960,9 millions $, en progression de 67,9 millions $, ou 7,6 pour cent, ce qui a été conforme aux attentes des analystes financiers.

Les secteurs des télécommunications et des médias ont respectivement vu leurs revenus progresser de 6,3 pour cent et 17,9 pour cent, alors que ceux du secteur sports et divertissements ont fléchi de 4,3 pour cent.

Dans une note de recherche, Drew McReynolds, de RBC Marchés des capitaux, a observé que le bénéfice d’exploitation de 742 millions $ du secteur des télécommunications avait été moins élevé que les 764 millions $ anticipés.

«Cela est attribuable à une progression moins marquée des abonnés du côté de l’Internet et d’un déclin dans la téléphonie traditionnelle» écrit l’analyste.

Québecor a également annoncé qu’Érik Péladeau, frère de l’actionnaire de contrôle du conglomérat et actuel chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau, s’était joint au conseil d’administration.

Questionné par les analystes, M. Dion a expliqué qu’Érik Péladeau, qui avait été administrateur de 1988 à 2010, avait récemment exprimé le souhait de revenir dans le giron de l’entreprise.

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