Darren Calabrese / La Presse Canadienne Aurélie Rivard a remporté six médailles d'or et une d'argent, pendant les Jeux parapanaméricains de Toronto 2015.

À 19 ans, elle est déjà la Canadienne la plus médaillée d’or des Jeux parapanaméricains. Vendredi, la jeune québécoise athlète de paranatation a fracassé un record du monde en remportant sa septième médaille – dont six d’or – au 100m style libre, à Toronto. Après avoir gagné l’argent aux Jeux paralympiques de Londres, en 2012, Aurélie Rivard a maintenant les yeux rivés vers Rio, en 2016. La nouvelle star des Jeux parapanam s’est entretenue avec Métro, samedi, quelques heures avant la cérémonie de clôture, depuis Toronto.

Comment te sens-tu, après tous ces exploits?
Encore maintenant, j’ai de la difficulté à le réaliser. Tout ça, c’étaient mes objectifs, mais surtout des rêves. Briser un record du monde, c’est mon rêve depuis que j’ai commencé à nager. Donc ça va me prendre quelques jours, si ce n’est pas des semaines, avant de pouvoir réaliser… J’étais vraiment agréablement surprise, vendredi, dans la piscine!

Tu ne t’attendais pas à cela?
Non… Ça m’a pris quelques secondes avant de me retourner pour regarder le tableau… Je pensais que c’était une erreur, que c’était le temps des autres, que je regardais le mauvais couloir, le mauvais nom… Je ne pouvais pas le croire !

Quels étaient tes objectifs pour les Jeux parapanaméricains?
Il y a trois semaines, j’ai participé à la compétition internationale de paranatation anglaise à Glasgow, en Écosse. Je voulais faire aussi vite ou plus vite, ici. Je voulais être sur le podium dans mes sept épreuves, et gagner le plus de médailles d’or possible. J’ai affectivement nagé plus vite, gagné six médailles d’or et battu un record du monde. Ça ne pouvait pas être mieux… à part ma médaille d’argent (rires)!

Quand as-tu commencé à nager?
J’ai pris mes cours de la Croix-Rouge quand j’avais un an. Après dix ans, je voulais devenir sauveteur, mais j’étais trop jeune. J’ai commencé à nager dans un club pour garder la forme, et c’est là que mon entraîneure m’a repérée et m’a introduite à la natation de compétition, en 2008.

À ce moment-là, rêvais-tu de ce qui t’arrive aujourd’hui?
Je n’aurais jamais imaginé être ici aujourd’hui. Jeune, j’avais des problèmes d’anxiété, je n’avais aucune confiance en moi. Je ne pensais pas durer là-dedans, j’étais trop stressée avant les courses, je me rendais malade, les deux premières années. Puis, j’ai commencé à prendre ça au sérieux et j’ai vu que je pouvais réussir. À Londres, quand j’ai gagné ma médaille d’argent, ç’a vraiment été le déclic. Je me suis fixé des objectifs plus précis, et je sais maintenant que je suis capable.

Quel est ton rêve, maintenant?
Depuis Londres, mon objectif est de gagner la médaille d’or à Rio [aux prochains Jeux paralympiques, en 2016]. Disons que tout ça me met en confiance pour la prochaine année.

Qu’est-ce qui t’a fait le plus plaisir pendant les Jeux parapanaméricains?
Compétitionner à la maison. C’est vraiment un facteur de ma réussite, les gens dans les estrades. Avant, pendant et après les courses, tu entends les gens qui t’encouragent. Surtout le dernier soir, les gradins étaient pleins à craquer. Ce sont des gens qui sont là pour toi, pour t’encourager, des gens qui t’aiment. Ça te donne une adrénaline qui fait nager encore plus vite. Pendant les derniers mètres de la course, tu entends tes coéquipiers et le public qui crient, c’est vraiment motivant.

Ces Jeux auront été éprouvants, pour toi, n’est-ce-pas?
Oui, j’ai eu quelques problèmes de santé. Mercredi soir, j’avais un manque de sucre et de fer, de la fatigue… J’avais des étourdissements, je n’étais pas capable de me tenir debout sans tomber. Je n’ai pas dormi de la nuit. Et c’était la nuit juste avant mon 100m dos, le jeudi, je pensais annuler ma course. Finalement, j’ai annulé ma session d’entraînement le matin, ça m’a fait du bien, et j’ai pu faire la compétition. Normalement je n’aurais pas nagé, mais je l’ai fait quand même. En soirée, ç’a passé.

Disons que ç’a été un long été, une longue saison. Je ne suis pas rentrée chez moi [à Saint-Jean-sur-Richelieu] depuis le mois de juin, je suis toujours sur la route. Alors disons que pour ma dernière course, vendredi, je m’y attendais encore moins! Ç’a vraiment fini en beauté!

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