Denis Germain/TC Media Geneviève Lacasse, alias Sweet Cherrie

Enfants, Geneviève Lacasse et son frère, David, attendaient patiemment que leurs parents quittent pour leur partie de quilles du dimanche pour pouvoir s’adonner à leur tradition hebdomadaire, un bon vieux gala de lutte maison.

«Le lit de nos parents était le ring, raconte-t-elle à Métro. Nous mettions du ketchup dans du Saranwrap et nous le cachions sous le lit. Après nous être «frappés» pendant un bout de temps, nous nous en étendions sur le visage pour faire semblant que nous saignions.»

Plus de 20 ans plus tard, Geneviève Lacasse, que les amateurs de lutte connaissent sous le nom de Sweet Cherrie, est toujours aussi amoureuse du noble art de Gino Brito et de l’Undertaker.

Même qu’elle a conservé un certain goût pour le sang, le vrai cette fois. «Il y a quelques années, j’ai fait un match ‘‘de chaîne’’ avec mon frère David (alias Spike). J’étais en sang quand le match s’est terminé, car on se frappait avec la chaîne. Une chance que nos parents n’étaient pas là! dit-elle avec un rire plus timide que la nature de l’anecdote le suggère. Ç’a été une de mes plus belles expériences, un beau moment.»

Sweet Cherrie participe aux galas de la fédération de lutte NWC, qui sont présentés toutes les deux semaines au Centre St-Barthélemy, situé au coin de l’avenue des Érables et de la rue Jean-Talon.

Maintenant âgée de 33 ans, elle évolue activement dans le monde de la lutte indépendante depuis 15 ans, 2 ans en tant qu’arbitre et 13 ans en tant que lutteuse. Cet univers lui a énormément apporté. «La lutte m’a appris à foncer, à aller au bout de ce que je veux faire, affirme-t-elle. Ça m’a donné une force que je ne pensais pas avoir.»

Réservée de nature, Sweet Cherrie se transforme dans un ring. Elle est à l’aise du côté des bons, mais aussi des méchants. «Quand je suis méchante, c’est un autre côté de ma personnalité que j’aime exploiter. Ça ne me dérange pas de me faire insulter par la foule. Je suis une méchante drôle. Je me mets les pieds dans les plats pour que les gens puissent rire de moi.»

«C’est une sensation indescriptible quand tu montes dans le ring, que la musique part et que tu entres dans ton personnage.» – Geneviève Lacasse, lutteuse québécoise mieux connue sous le nom de Sweet Cherrie

En plus de ses escapades dans le ring, Lacasse a deux emplois. Elle sait qu’elle ne pourra pas soutenir ce rythme pour toujours. «C’est plus difficile les lendemains de gala, mais je ne pourrais pas enlever la lutte de ma vie, reconnaît-elle. Je me donne encore un an avant d’arrêter de lutter, mais je vais continuer à m’impliquer.»

Ce nouveau rôle, elle a déjà commencé à l’adopter en se donnant la mission de faire connaître davantage la lutte d’ici. «La lutte a déjà vraiment fait partie de notre culture, explique-t-elle. Maintenant, au Québec, remplir une salle de 100-150 personnes est un exploit. C’est important d’augmenter la visibilité de la lutte.»

Sweet Cherrie est déterminée à redonner à son sport ses lettres de noblesse… à coups de chaîne s’il le faut.

Rendez-vous samedi
Le prochain gala de la NWC, la fédération dans laquelle évolue Geneviève Lacasse (Sweet Cherrie), aura lieu samedi soir au Centre St-Barthélemy, situé au coin de l’avenue des Érables et de la rue Jean-Talon.

Les amateurs peuvent se procurer des billets au coût de 10 $. De plus, ceux qui rêvent de montrer un jour leurs muscles dans le ring peuvent s’initier à la lutte. Les jours de gala, il y a un entraînement qui est offert. Les gens de moins de 18 ans doivent avoir la permission d’un adulte.

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