MONTRÉAL – Le Québécois Olivier Jean, qui a annoncé cet été vouloir faire la transition du patinage de vitesse courte piste à la longue piste cette saison, ne sera pas à la Coupe du monde de Montréal ce week-end, mais son nom continue d’être sur les lèvres de ses ex-coéquipiers.

Charle Cournoyer, un bon ami de Jean avec lequel il a notamment patiné aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, a confié qu’il entrait régulièrement en contact avec lui. Il s’est d’ailleurs réjoui de sa performance aux Sélections nationales d’automne le week-end dernier à Calgary, où il a terminé troisième au 1500 m.

«Olivier, ça reste un gars de notre gang, dit Cournoyer en riant. C’est mon frère de JO, parce qu’on a vécu beaucoup de choses ensemble. Je suis très content pour lui. La question sera maintenant de voir s’il aime ça et comment il peut s’améliorer en un ou deux mois.»

À six pieds deux pouces et 183 lbs, Jean s’est souvent fait dire que son corps était mieux adapté au patinage de vitesse longue piste, puisque la plupart des patineurs de courte piste sont petits et trapus. Les longues jambes de Jean étaient rarement en pleine extension sur le petit ovale de 111 m; c’était donc naturel pour lui de tenter sa chance en longue piste.

Néanmoins, le vétéran de 31 ans a déjà indiqué qu’il n’écartait pas un retour au courte piste d’ici les Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018. Il n’a d’ailleurs pas de mauvais sang à se faire quant à son avenir sportif, que l’expérience soit un succès ou non.

L’entraîneur de l’équipe masculine de courte piste, Derrick Campbell, a confié mercredi qu’il songerait à le réintégrer en utilisant un de ses choix discrétionnaires si jamais l’opportunité se présente.

Jean, dans la lignée des Gregg, Hughes et Nesbitt

Chez les dames, Marianne St-Gelais a rappelé que la transition du courte piste au longue piste n’est pas nouvelle.

La patineuse de Saint-Félicien a cité en exemple Jessica Gregg, qui a fait le saut vers le longue piste après les Jeux olympiques de Sotchi, de même que les légendaires patineuses Clara Hughes et Christine Nesbitt, aujourd’hui retraitées. Selon elle, le passage de la courte piste à la longue piste est aussi probable que l’inverse.

«Ce sont des sports similaires, il suffit de peaufiner la technique, résume St-Gelais. On entraîne les mêmes muscles, on a les mêmes jambes. Si nous, on peut faire la transition (vers le longue piste), alors pourquoi pas eux? Ce que je sais, c’est que souvent ceux qui vont en longue piste font ce choix parce qu’ils n’aiment pas le fait de se retrouver dans un peloton, à se faire bousculer.»

Un point de vue partagé par Campbell.

«Vous savez, l’entraînement est différent — il est davantage basé sur l’endurance —, tout comme l’équipement, a rappelé Campbell. De plus, selon moi, l’aspect stratégique est beaucoup plus important en courte piste. Et il y a moins de bousculades, de chutes et de coupures en longue piste. Donc, c’est en ce sens que j’ai l’impression que c’est une discipline plus pure.»

Quant à St-Gelais, pourrait-elle un jour tenter le saut en longue piste?

«Non, je ne le ferais pas, dit-elle avec son franc parler habituel. Je suis une fille de groupe, qui carbure à l’entraînement de groupe. Jamais je n’aurais fait un sport individuel, parce que je sais que je suis incapable de me pousser à me dépasser par moi-même. J’ai besoin des autres, de leur énergie pour performer. Donc on ne me verra jamais tenter l’expérience en longue piste.»

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