Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Les Carabins de l’Université de Montréal ont un don pour bloquer les bottés de placement.

Leur excellence sur les unités spéciales leur a permis de vaincre les Marauders de l’Université McMaster en finale de la Coupe Vanier l’an dernier et ils ont utilisé la même recette samedi dernier pour venir à bout du Rouge et Or de l’Université Laval pour une deuxième année d’affilée lors du match de championnat du football universitaire québécois.

«À chaque fois que notre adversaire s’installe pour un placement, on se regarde et on se dit: « On doit bloquer celui-là parce que si on ne le fait pas, on sait ce qui va se produire », a raconté le demi-défensif Maiko Zepeda mardi. Toute l’équipe est sur la touche et nous envoie des ondes positives et je pense que ça fait une différence.»

Les Carabins aimeraient bien ne pas avoir à bloquer un placement en fin de rencontre pour vaincre les Gryphons de l’Université Guelph, samedi lors du match de la Coupe Mitchell. Le gagnant accédera à la Coupe Vanier, le 28 novembre à Québec.

Zepeda était sur le terrain pour les deux bottés bloqués mémorables des Carabins.

L’an dernier, le botté bloqué avait permis aux Cabarins de battre les Marauders 20-19 et de mettre la main sur un premier titre national dans leur histoire devant plus de 22 000 spectateurs au stade Percival-Molson, à Montréal. Le week-end dernier à Québec, le Rouge et Or a tenté un placement pour la victoire lors du dernier jeu du match, mais les Carabins ont à nouveau réussi l’impossible en bloquant le botté pour confirmer leur victoire de 18-16.

«On en a aussi bloqué un en demi-finale (d’association) contre Sherbrooke, a rappelé l’entraîneur-chef, Danny Maciocia. On passe du temps à travailler là-dessus.

«On sait que les occasions vont se présenter pendant le match et il faut savoir à quel moment tout donner. La semaine dernière, si on ne le bloque pas, le match est fini. Ça prend le bon état d’esprit, la volonté. Il faut être pleinement engagé. Les gars y croient et ça augmente le pourcentage de réussite.»

Maciocia doit toutefois avoir certaines inquiétudes concernant le jeu de son botteur. Louis-Philippe Simoneau a été imprécis sur deux placements tard au quatrième quart face au Rouge et Or, mais les deux points pour des simples obtenus sur les placements ratés ont finalement fait la différence.

Simoneau a été seulement 3-en-6 lors de la rencontre.

«C’est un peu inquiétant, a admis Maciocia, et c’est un problème depuis le début de l’année.

«Quand l’occasion se présente, il faut envoyer le ballon entre les poteaux, mais ce serait bien aussi si quand on s’approchait de la zone des buts adverse, on marquait des majeurs à la place d’essayer des placements.»

Dans l’autre demi-finale nationale, samedi, les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique rendront visite aux X-Men de St-Francis-Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, dans le cadre de la Coupe Uteck.

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