MONTRÉAL – Cette fois-ci, c’est la bonne, croit Marianne St-Gelais.

En cinq participations aux Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste, St-Gelais n’est jamais parvenue à grimper sur la plus haute marche du podium. La principale intéressée, qui a décroché trois médailles d’argent et trois de bronze en carrière aux Mondiaux seniors, a indiqué mercredi à l’aréna Maurice-Richard qu’elle avait l’impression que les astres sont alignés pour qu’elle devienne championne du monde.

«Lors de mes premiers Championnats du monde en 2010, je pense que je manquais simplement d’expérience, a évoqué la pétillante patineuse de 26 ans. Parfois, c’était aussi une question de forme physique, alors que d’autres années, je n’étais simplement pas au bon endroit au bon moment.

«Là, après six ans, j’ai vraiment l’impression que je suis à la bonne place, a-t-elle poursuivi. Et si je ne suis pas à 100 pour cent au bon endroit, je sais que je suis vraiment sur la bonne voie et que ce n’est qu’une question de temps avant que ça se concrétise.»

Après sa déconfiture de l’an dernier aux Championnats du monde à Heerenveen, aux Pays-Bas, où elle a terminé cinquième au relais et 11e au classement général, la patineuse de St-Félicien a bon espoir de rebondir aux Mondiaux de Séoul, qui se dérouleront du 11 au 13 mars.

«L’an passé, c’est simple, je n’étais pas dans le bon état d’esprit, a-t-elle lancé. J’avais une bonne saison en Coupe du monde et je suis arrivée aux Mondiaux en voulant trop bien performer. J’ai donné trop d’importance à cette compétition-là, et en conséquence j’ai perdu mes repères d’un point de vue mental — un peu comme ce qui s’était produit aux Jeux de Sotchi.»

St-Gelais est présentement sur une lancée avec une récolte de quatre médailles — trois d’or et une de bronze — lors des deux dernières Coupes du monde à Dresde et Dordrecht. De toutes ces médailles, c’est celle acquise au 1500 m à Dordrecht qui semble rendre St-Gelais la plus fière.

Après avoir hésité en début de saison à poursuivre l’expérience au 1500 m, l’épreuve dans laquelle elle est la moins confortable, ses récents résultats l’ont convaincue de persévérer.

«Marianne n’aimait pas courir le 1500 m parce qu’elle n’avait pas les outils pour le faire, a expliqué l’entraîneur de l’équipe féminine, Frédéric Blackburn. Cette saison, on lui a donné les outils pour qu’elle le fasse, et elle a vu des changements. Elle le sent, elle a la confiance pour le courir et je pense qu’elle a plus de ‘fun’ à le faire.»

Outre St-Gelais, les médaillés olympiques Valérie Maltais, Charles Hamelin, Charle Cournoyer et François Hamelin seront les têtes d’affiche de l’équipe canadienne qui participera aux Championnats du monde de Séoul.

Des puces dans les bagages de Hamelin

La dernière fois que François Hamelin s’est rendu en Asie en décembre, les choses s’étaient mal terminées pour lui. Le patineur de Ste-Julie avait oublié ses patins, faits sur mesure, dans un compartiment situé au-dessus de son siège sur un vol d’Air Canada. L’histoire s’était finalement bien conclue puisqu’il avait retrouvé ses précieux patins quelques jours plus tard, en l’annonçant via sa page Facebook.

Depuis ce temps, ses coéquipiers de l’équipe canadienne ne cessent de le taquiner. Mais Hamelin fait contre mauvaise fortune, bon coeur.

«On vient tout juste de rentrer d’Europe, et c’était un peu le ‘running gag’ à travers chaque escale qu’on faisait, a reconnu le frère cadet du triple médaillé d’or olympique Charles Hamelin. Les gars me demandaient toujours: « François, as-tu tes patins? » Je m’en attendais et je sais qu’il faut que je ‘deal’ avec ça. Bref, il faut que j’assume la grosse gaffe que j’ai faite.»

Une entreprise québécoise a eu vent de l’histoire et s’est empressée d’entrer en contact avec lui pour lui offrir des bagages équipés d’une puce, afin de faciliter sa localisation dans le monde.

Ainsi, en marge d’une séance d’entraînement à l’aréna Maurice-Richard mercredi, Hamelin a indiqué qu’il s’apprêtait à participer à une séance photo avec cette compagnie pour faire la promotion de ses produits. Le sourire aux lèvres, il dit avoir retenu la leçon et espère maintenant pouvoir tourner la page.

Aussi dans Sports :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!