Adrian Wyld

KAMLOOPS, C.-B. – Les joueuses de l’équipe canadienne de hockey féminin ont raflé l’or aux quatre derniers Jeux olympiques, trois fois contre leurs rivales américaines en finale. Pourquoi sont-elles incapables de faire de même au Championnat mondial?

«C’est une bonne question. Nous avons une semaine pour trouver une façon de le faire», a dit l’attaquante canadienne Hayley Wickenheiser.

Comme les Américaines ont battu le Canada pour mettre la main sur cinq des six derniers Championnats mondiaux, la question se pose également à l’envers. Pourquoi sont-elles incapables de faire de même aux Jeux olympiques?

«Honnêtement, nous nous faisons poser cette question régulièrement, a mentionné Meghan Duggan, la capitaine de la formation des États-Unis. Nous avons gagné cinq des six derniers Mondiaux et nous savons toutes comment se sont terminés les Jeux olympiques. C’est pour cette raison que nous jouons au hockey. Nous ne savons jamais qui va l’emporter.»

Lundi, à l’occasion d’un match de ronde préliminaire à Kamloops, les deux formations rivales croiseront le fer en lever de rideau de l’édition 2016 du tournoi.

Le Canada, les États-Unis, la Finlande et la Russie formeront le groupe A. Les deux meilleures équipes de la ronde préliminaire obtiendront un laissez-passer pour les demi-finales. Les deux dernières équipes affronteront en quarts de finale les deux premières équipes du groupe B, composé de la Suisse, la Suède, la République tchèque et le Japon.

Lors du dernier Mondial, en 2015 à Malmö, en Suède, les Américaines avaient défait les Canadiennes 7-5 et elles avaient répété l’exploit en 2013, cette fois par la marque de 3-2, alors que l’événement était présenté à Ottawa.

Après avoir gagné les huit premiers Championnats mondiaux, le Canada n’a triomphé que deux fois au cours des huit derniers tournois — en 2007 et en 2012.

«Je ne crois pas qu’il y ait une raison particulière qui explique pourquoi nous l’emportons aux Jeux olympiques, mais pas aux Mondiaux, a affirmé Wickenheiser. Ces tournois reviennent à une seule partie. Ça revient à offrir notre meilleur hockey au moment opportun, d’être constantes et de saisir l’opportunité. Je crois que notre équipe est capable de le faire.»

L’équipe canadienne est plus expérimentée qu’il y a un an, quand 10 joueuses ont effectué leur baptême dans ce tournoi.

Sept d’entre elles sont de retour dans la formation à Kamloops, mais les retours des attaquantes Wickenheiser et Meghan Agosta, de la défenseuse Meaghan Mikkelson et de la gardienne Charline Labonté ajoutent de l’expérience au sein de la formation.

Laura Schuler, une ancienne joueuse de l’équipe canadienne, sera derrière le banc du Canada, tandis que les États-Unis pourront compter sur l’ancien défenseur de la LNH Ken Klee en tant qu’entraîneur-chef.

«Nous sommes capables de jouer avec vitesse et de contrôler le jeu, nous possédons des joueuses très talentueuses et notre équipe est tenace et désireuse d’aller dans les endroits difficiles sur la patinoire», a fait valoir Schuler.

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