Jim Leggett/CanadianKartingNews.com | THE CANADIAN PRESS Lance Stroll

MONTRÉAL – Lance Stroll ne s’en cache pas. Il rêve de rouler sur le circuit Gilles-Villeneuve et d’y gagner une course au volant d’une Formule 1. Mais le jeune pilote originaire de Montréal est conscient qu’il lui faudra patienter encore avant de concrétiser ses objectifs.

Et même s’il sera de passage à Montréal dans le cadre du Grand Prix du Canada le mois prochain, il ne faut pas s’attendre à le voir en piste lors des essais libres du vendredi en vertu de son statut de pilote de développement de l’écurie Williams. À 17 ans, il n’a pas encore l’âge d’obtenir la super licence l’autorisant à prendre le volant d’une F1 lors d’un week-end de course.

Mais il entend se donner les moyens de ses ambitions dès cette saison. Actuellement deuxième du championnat de F3 avec la puissante équipe italienne Prema PowerTeam, il vise rien de moins que le championnat de la série avec l’espoir que ses performances lui ouvrent les portes de la F1 dès 2017.

«Pour le moment, je suis vraiment concentré sur la F3. J’ai connu une très bonne première année dans la série avec une cinquième place au championnat en 2015. Mais comme j’ai un peu plus d’expérience cette année, l’objectif est de gagner le championnat», a affirmé Stroll, lundi, dans le cadre d’une téléconférence.

S’il ne veut pas trop parler de son avenir après cette saison, il reconnaît que la F1 fait partie de ses plans.

«La F1 est l’objectif ultime. Pour ce qui est de l’an prochain, nous verrons en temps et lieu. Je suis encore très jeune. La chose la plus importante est de bien faire les choses. Quand je serai prêt et que l’occasion se présentera, je la saisirai.»

Pour lui, ses options se résument d’ailleurs au championnat GP2 ou à la F1 pour 2017.

En six courses, le fils du milliardaire canadien Lawrence Stroll compte déjà deux podiums, dont une victoire dès la première épreuve de la saison au circuit Paul-Ricard, en France. Il occupe actuellement le deuxième rang du championnat avec 66 points, quatre de moins que son coéquipier, l’Allemand Maximilian Günther.

La compétition est d’ailleurs très relevée dans la série puisqu’on a déjà couronné cinq vainqueurs différents en six courses. Au sein même de l’équipe Prema, la lutte est vive puisque, outre Günther, deux autres de ses coéquipiers — Nick Cassidy et Ralf Aron — figurent parmi les cinq premiers au classement. Le Suédois Joel Eriksson (Motopark) complète le tableau au troisième rang.

«À tous les ans, la série est très compétitive même si les défis sont différents. La saison est encore jeune et il reste beaucoup de courses à disputer. Nous ne pouvons donc pas nous montrer trop confiants. Mais nous savons que nous avons définitivement une très bonne voiture

«Et c’est bien la compétition. Nous sommes là pour ça, n’est-ce pas.»

Après avoir fait partie de l’académie Ferrari depuis 2010, Stroll a répété qu’il a choisi l’offre de devenir pilote de développement chez Williams parce que l’écurie britannique a la réputation de recruter des pilotes particulièrement jeunes en vue de les amener au plus haut niveau dès que possible. Il s’agit pour l’instant d’un contrat d’un an.

«Dans le passé, Williams a démontré avoir confiance aux jeunes pilotes. Il suffit de penser à Jenson Button, Jacques Villeneuve et Nico Rosberg pour ne nommer que ceux-là.»

En tant que pilote de développement, ses tâches se résumeront cette année à passer beaucoup de temps en simulateur et avec l’équipe afin d’apprendre à connaître les gens.

Stroll disputera ses prochaines courses en F3 à Pau, en France, du 13 au 15 mai.

Aussi dans Sports :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!