MONTRÉAL – Alors que plusieurs se demandaient à la fin de la saison si Marc Bergevin embaucherait un entraîneur d’expérience pour seconder Michel Therrien, c’est plutôt ce dernier qui a tenu à ajouter l’expertise d’un homme de la trempe de Kirk Muller pour venir aider le Canadien.

C’est ce que les deux hommes ont laissé entendre lors d’une téléconférence, vendredi matin. Et tout s’est réglé à la vitesse de l’éclair, plus vite que ne l’aurait imaginé Muller, dont l’arrivée ne provoquera aucun départ parmi les adjoints de Therrien.

En début de semaine, Muller avait signifié au directeur général des Blues de St. Louis, Doug Armstrong, son intention de regarder dans une autre direction. Or, a-t-il raconté, il n’avait pas encore eu le temps d’évaluer les options qui s’offriraient à lui quand Therrien lui a téléphoné jeudi matin.

«À partir du moment où l’opportunité s’est présentée, quelques équipes ont appelé rapidement. Mais presque immédiatement, j’ai reçu un appel de Michel qui voulait savoir si j’étais intéressé à venir à Montréal et à travailler avec lui. Nous avons eu une longue conversation, et j’ai été emballé par ce que j’ai entendu au sujet de ce qui se passait à Montréal. La conversation était agréable et j’ai ensuite senti que Marc (Bergevin) était lui aussi très intéressé. Il n’y a pas eu beaucoup d’hésitation de ma part», a affirmé l’ancien capitaine du Canadien, qui a paraphé un contrat de plusieurs saisons.

Ce rôle qu’il a eu avec le Tricolore au milieu des années 90 n’est que l’une des raisons qui ont incité Therrien à tâter le terrain auprès de Muller.

«C’est un très bon communicateur, d’abord. Je regarde aussi son côté leader, le fait qu’il connaisse l’organisation et le marché. Il a été capitaine, il a gagné une coupe Stanley avec le Canadien de Montréal. Ce sont toutes des choses qui à mes yeux et pour Marc sont très importantes», a d’abord énuméré Therrien.

En cours de route, Therrien a aussi admis que l’arrivée de Muller pourrait permettre de trouver des solutions pour remettre sur la bonne voie l’avantage numérique, inefficace sous la direction de Dan Lacroix et Jean-Jacques Daigneault lors des deux dernières saisons.

D’ailleurs, Therrien a annoncé que Muller en sera le responsable l’an prochain.

«L’une des choses sur lesquelles je me suis attardé quand j’ai parlé avec Marc à la fin de la saison, c’était de voir si on était en mesure de s’améliorer. Et quand s’est présentée l’opportunité de compter sur un gars d’expérience, qui a connu du succès, qui a su s’ajuster à différentes équipes à différents systèmes de jeu, quand on parle d’unités spéciales, ça fait qu’il devenait le candidat idéal pour travailler avec moi à Montréal.»

Les statistiques donnent entièrement raison à Therrien. Pendant les cinq saisons que Muller a passées à Montréal comme entraîneur-adjoint, entre 2006 et 2011, le Canadien a mené la LNH au chapitre de l’efficacité en avantage numérique deux fois, et terminé au deuxième rang en une autre occasion. Et jamais l’équipe n’a-t-elle affiché un taux d’efficacité inférieur à 19 pour cent.

Et lors de ses deux saisons à St. Louis, les Blues ont terminé 4e (22,3 pour cent) et 6e (21,5 pour cent).

En comparaison, le Canadien a été confiné dans le dernier tiers du classement à chacune des trois dernières saisons et n’a jamais franchi le seuil de 16,5 pour cent.

Interrogé en quelques occasions sur les solutions à apporter pour redonner du tonus à l’attaque à cinq du Tricolore, Muller s’est montré prudent, insistant sur le fait qu’il voulait d’abord s’asseoir avec Therrien et les autres adjoints.

«Pour connaître du succès en avantage numérique, il faut une présence constante au filet, créer beaucoup de mouvement et de circulation et être créatif et imprévisible», s’est-il tout de même aventuré à dire.

Au fil de la téléconférence, Muller a fait taire à l’avance les rumeurs qui pourraient surgir au sujet de son intérêt au poste d’entraîneur-chef.

«Je ne me soucie pas de l’avenir en ce moment, et j’apprécie le rôle qui m’a été offert à Montréal. Je suis très à l’aise avec mes attentes. Des postes sont disponibles à Anaheim et à Calgary, mais je ne les ai pas sollicités parce que j’adore l’opportunité qui se présente à moi. Ça me comble et m’excite.

«Mon but en ce moment n’est pas vraiment de devenir entraîneur-chef. Mon but est de faire partie d’une organisation comme Montréal et de travailler avec Michel. Je suis très à l’aise à l’idée de ne pas être un entraîneur-chef. Quand un personnel d’entraîneur connaît du succès, ce n’est pas juste à cause d’une personne car la somme de travail est tellement exigeante.»

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