SAN JOSE, États-Unis – Mike Sullivan avait une vision précise de ce qu’il voulait accomplir avec les Penguins de Pittsburgh lorsqu’il a été embauché au poste d’entraîneur-chef en décembre: utiliser les forces de Sidney Crosby, de Kristopher Letang et des autres joueurs étoiles de l’équipe lorsqu’il a remplacé Mike Johnston.

«Lorsque vous regardez les joueurs qui forment notre noyau, ils veulent tous préconiser un style de jeu axé sur la rapidité, a fait remarquer Sullivan avant que son équipe ne se forge une avance de 2-0 dans la série finale qui l’oppose aux Sharks de San Jose.

«La vitesse sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de l’accélération sur patin ou du jeu dans son ensemble, était ce que je cherchais à implanter.

«Pour cette raison, nous avons tenté d’implanter des stratégies pour donner à ces joueurs l’occasion de tirer profit de leurs forces.»

Ce plan d’action s’est avéré une grande réussite chez les Penguins. Non seulement ont-ils affiché l’un des meilleurs dossiers dans la LNH à partir de son embauche, ils se sont qualifiés pour leur première finale de la Coupe Stanley depuis 2009.

Les statistiques avant et après la promotion de Sullivan parlent d’elles-mêmes.

Après avoir maintenu une moyenne de 2,36 buts par match pendant le séjour de Johnston, celle-ci a grimpé à 3,24 après l’arrivée de Sullivan. Un tel taux d’efficacité aurait permis aux Penguins de dominer la LNH à ce chapitre. Et non seulement les joueurs des Penguns ont touché la cible plus fréquemment, ils ont affiché le meilleur taux de possession de la rondelle dans l’Est, à 55,4 pour cent, une fois Sullivan en poste.

Généralement dominés au chapitre des tirs au but avant le changement d’entraîneur, les Penguins ont été largement supérieurs à leurs rivaux à partir du moment où Sullivan a pris les commandes de l’équipe, avec presque six tirs au but de plus par rencontre.

Quant à ces joueurs que Sullivan espérait libérer, ils sont sortis de l’ombre. C’est notamment le cas de Crosby, qui a amassé 30 buts et 66 points en 52 matchs, et de Letang, qui a récolté 15 buts et 53 points en 46 rencontres.

La vitesse était présente au sein des quatre unités offensives des Penguins et parmi les défenseurs, qui déplacent la rondelle rapidement vers la zone adverse. Et les Sharks ont été à même de le constater lors des deux premiers matchs de la finale, étant constamment embouteillés dans leur territoire sans parvenir à ralentir les Penguins.

La première chose que Crosby a observée lorsque le nouvel entraîneur-chef a pris les rênes de l’équipe, le 12 décembre, a été l’attention qu’il portait aux détails ainsi que la clarté de ses explications.

«Ç’a été évident dès le départ, et je pense que les joueurs ont très bien compris et très bien accueilli la direction qu’il a voulu donner à l’équipe. Il allait tenir tout le monde responsable, peu importe la position ou l’aspect du jeu en question. Tout était important.»

Le fait que Sullivan connaissait déjà les jeunes joueurs de l’organisation, à la suite de son passage à Wilkes-Barre, a aussi aidé. Des joueurs qui ont fait leur marque depuis le début des séries, comme Conor Sheary, Bryan Rust, Tom Kuhnhackl et le gardien Matt Murray, ont tous joué sous les ordres de Sullivan dans la Ligue américaine.

«Il a eu confiance en nous et nous avions également confiance en lui, a noté Sheary. À Wilkes, il a affiché un bon dossier et nous savions que son système fonctionnait. Alors la transition en arrivant ici a été plutôt facile pour nous.»

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