Keith Srakocic Logan Couture, Patrick Marleau, Sidney Crosby. Keith Srakocic / The Associated Press

SAN JOSE, États-Unis – Il existe des raisons plus importantes que les tactiques de Sidney Crosby dans les cercles de mise en jeu pour expliquer les ennuis que connaissent les Sharks de San Jose, et Logan Couture le sait très bien.

Couture a fait les manchettes après le deuxième match de la finale de la Coupe Stanley lorsqu’il a dénoncé les méthodes du capitaine des Penguins de Pittsburgh lors des mises en jeu. Mais l’attaquant des Sharks cherchait dans une autre direction pour trouver des réponses aux insuccès de l’équipe.

«Vous voulez amorcer avec la possession du disque, mais ce n’est pas la raison pour laquelle nous avons perdu les deux premières rencontres», a reconnu Couture vendredi, à la veille du premier match de la finale de la Coupe Stanley jamais présenté à San Jose.

Le débat a surgi après que Crosby eut remporté la mise en jeu menant au but victorieux de Conor Sheary dans un gain de 2-1 en prolongation mercredi.

«(Le centre des Sharks, Joe) Thornton tente de tricher. J’essaie de tricher. C’est ce que les joueurs de centre font», a noté Couture.

En fait, c’est plutôt l’incapacité des Sharks à générer des chances de marquer qui explique pourquoi ils accusent un recul de 0-2 dans la série.

Menés par le fiable tandem formé de Thornton et de Joe Pavelski, les Sharks ont éliminé les Blues de St. Louis en finale de l’Association Ouest en marquant avec régularité. Mais ils ont été tenus en échec lors des deux premiers affrontements.

Pavelski, deuxième derrière Alex Ovechkin pour le nombre de buts lors des trois dernières saisons, a été limité à un tir lors du deuxième match, et à deux lancers lors de la première rencontre.

Les hommes de Peter DeBoer n’ont inscrit que trois buts et ont été dominés au chapitre des tirs aux buts, 71-48.

«On ne peut laisser passer des occasions de tirs parce que nous n’en obtenons pas autant que nous aimerions en avoir, a expliqué Pavelski. Mais lorsqu’elles se présentent, vous devez en profiter et faire payer vos adversaires.»

Auteur d’une passe sur le seul filet des Sharks dans la défaite de mercredi, Couture a fait remarquer que les Penguins n’ont donné aucun espace aux Sharks lorsqu’ils étaient à l’attaque, gagnant toutes les courses pour les rondelles libres.

Il a ajouté que les défenseurs des Penguins «ne semblent pas aussi bons que ceux d’autres équipes sur papier», mais qu’ils étaient néanmoins efficaces.

«Je pense qu’ils ont fait de l’excellent travail pour limiter notre espace de manoeuvre et notre temps pour faire nos jeux, tout particulièrement à l’endroit de nos meilleurs joueurs», a analysé l’entraîneur des Sharks Peter DeBoer dans les heures qui ont suivi la défaite de 2-1 mercredi.

Par ailleurs, les Sharks n’ont obtenu que trois opportunités en avantage numérique lors des deux rencontres à Pittsburgh, après avoir profité de 21 occasions du genre en six matchs contre les Blues.

DeBoer considère que ses joueurs doivent posséder davantage la rondelle et attaquer les brèches en défensive, «de façon à ce que les arbitres n’aient pas le choix d’appeler des punitions».

Un meilleur départ, devant une foule qui sera probablement très bruyante au SAP Center, devrait également servir de tonique aux Sharks, qui ont été dominés 26-10, au total, en première période des deux premières rencontres de la finale.

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