Graham Hughes David Villa, Calum Mallace.

MONTRÉAL – La défaite de 3-1 de l’Impact de Montréal face au New York City FC, dimanche au stade Saputo, a fait ressortir certaines tendances de l’équipe de Mauro Biello cette saison.

En plus d’avoir fait preuve d’un manque d’opportunisme à l’attaque, l’Impact a vu son adversaire capitaliser sur les quelques erreurs en défensive dans le camp montréalais.

«En première demie, notre bloc défensif était bon, mais nous avons perdu notre forme deux fois et ils ont marqué à chaque fois», a noté le milieu de terrain Harry Shipp après la rencontre.

Tout le monde chez l’Impact a noté que les buts des visiteurs avaient été le résultat d’erreurs individuelles en défensive. Sur le premier but, Victor Cabrera a été battu par David Villa, tandis que sur le deuxième, Ambroise Oyongo a été déstabilisé par une série de feintes de Jack Harrison.

Sur le troisième but en fin de rencontre, Wandrille Lefèvre a vu sa tentative de dégagement rebondir contre Frank Lampard avant d’aboutir dans l’objectif. L’Impact avait commis un revirement en milieu de terrain auparavant, accordant un trois-contre-un à ses rivaux.

«Les bonnes équipes savent comment faire leur chance, a noté Lefèvre. Aucune équipe ne gagne des titres sans un brin de chance, on l’a même vu récemment à l’Euro.

«Nous, on dirait qu’on a du mal à le faire et on paie ‘cash’ dès qu’on fait une erreur. Il faut être capable de corriger ça. Peut-être que lorsqu’un joueur fait une erreur, il peut recevoir l’aide d’un coéquipier pour la rattraper.»

«Il faut enlever ces erreurs de notre jeu, a pour sa part déclaré Biello. On commet trop d’erreurs individuelles qui mènent à des buts. On doit s’améliorer. On ne peut pas donner des buts faciles. Ils ont cadré quatre tirs et marqué trois fois. On doit retenir la leçon et aller de l’avant.»

L’Impact ne connaît pas non plus le même succès devant ses partisans que par le passé, avec une fiche de 2-2-4 au stade Saputo cette saison, toutes compétitions confondues.

«Ce n’est pas bon, mais en sachant aussi qu’on est encore en bonne position au classement, ça veut dire que l’on fait bien les choses ailleurs, a rappelé Didier Drogba. On obtient de bons résultats à l’étranger, mais on doit changer cette tendance. On doit gagner plus souvent à domicile.

«Je pense que les équipes ont pris exemple sur Toronto, qui est resté costaud défensivement contre nous (en Championnat canadien en juin) et qui a joué en contre-attaque, a ajouté Drogba. C’est à nous d’être plus malins que ça et de trouver des solutions.»

La défensive montréalaise a accordé neuf buts à ses quatre derniers matchs à domicile en MLS. Lefèvre et son partenaire en défense Hassoun Camara ont mentionné que les longs déplacements de la dernière semaine avaient peut-être été difficiles physiquement — l’Impact a signé des matchs nuls de 1-1 à Salt Lake City, samedi dernier, et à Portland, mercredi.

Le gardien Evan Bush n’était toutefois pas du même avis.

«La fatigue n’est pas une excuse, a-t-il dit. Ça n’explique pas un mauvais positionnement, une mauvaise décision. On peut en parler, mais si on commence à chercher des excuses, c’est un signe qu’on ne va pas dans la bonne direction.»

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