L’année 2010 n’est même pas encore terminée qu’on conclut déjà qu’elle trônera sur le podium des années les plus chaudes, tandis qu’une cascade de catastrophes déferle sur le globe.

La montée des eaux océaniques ainsi que le recul des glaciers au pôle arctique continuent sans cesse et ne pourront être stoppés même si les émissions de gaz à effet de serre s’arrêtaient abruptement. C’est ce que confirme une étude récente de l’École polytechnique de Zurich, qui souligne que les glaciers réagissent avec des décennies et même des siècles de retard par rapport aux transformations du climat.

Un grain de sable s’est insinué dans les rouages de la mécanique climatique, laissant craindre que le pire reste à venir en raison de l’accélération du rehaussement des températures par les émissions fugitives de méthane du pergélisol fondant ou des hydrates de carbone des mers qui feront perdre toute prise de l’homme sur l’accentuation du réchauffement planétaire. 

Pourtant, le rapport Stern a bel et bien prévenu qu’il en coûtera 20 fois plus cher à l’avenir pour protéger la planète contre les hausses de tempé­ratures, que si nous nous attaquions au problè­me dès maintenant.

Et pendant ce temps, notre attentisme dans la prévention des périls écologiques futurs frise l’insouciance puérile, malgré la tenue de la conférence de Cancún. 

Malgré les beaux laïus entendus lors des multiples conférences sur le climat, les dirigeants politiques se cantonnent dans l’immobilisme. Les uns attendent que les autres bougent, dans la crainte de perdre le moindre avantage économique dans ce féroce marché mondial globalisé où les nations les plus faibles mordent la poussière.

En ce monde dominé par l’implacable capital, peu importe les considérations environnementales ou la pérennité du genre humain. L’important est de garnir son portefeuille d’actions immédiatement au détriment du prix qu’aura à payer la descendance.

Cela est bien sympto­matique de notre époque consumériste. Achetez maintenant, payez plus tard…

– Jimmy St-Gelais

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