Témoin de la famine dans son pays quand il avait 9 ans, le prix Nobel d’économie Amartya Sen s’est intéressé aux causes de celle-ci : chute des salaires, chômage, hausse des prix de la nourriture, pauvreté des systèmes de distribution, absence de démocratie, sécheresse, conflits guerriers et manque de capacité des individus lié à l’absence d’éducation.

Pour chaque enfant qui meurt de famine, neuf enfants issus de parents pauvres et sans éducation meurent des conséquen­ces de la malnutrition chroni­que qui affaiblit leur système immunitaire; leur mort par maladie infec­tieuse n’est pas médiatisée.

L’éducation accroît les ca­pacités des individus et des sociétés. N’y investissons-nous pas près 25 % de l’ar­gent des programmes gouverne­men­taux au Québec?

Or, l’éducation pour tous est un Objectif du millé­naire pour le développe­ment. En 2002, le Canada a été parmi les fondateurs de l’Initiative de mise en œuvre accélérée de l’éducation pour tous (IMOA-EPT), visant à appuyer les pays qui ont un plan national d’éducation et qui y contribuent eux-mêmes significativement. Les pays donateurs seront conviés à une conférence de reconstitution des fonds de l’IMOA-EPT du 6 au 8 novembre. Son plein financement permettra d’éduquer des dizaines de millions d’enfants et de sauver la vie d’un million d’entre eux.

J’espère que le gouvernement canadien y verra un autre moyen de réaliser l’Initiative de Muskoka pour sauver la vie des femmes et des enfants et qu’il sera généreux.

– Pamela Walden-Landry

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