Les divers mouvements «d’occupa­tion» initiés par les «indignés» de Wall Street à New York se répandent comme une traînée de poudre dans tout l’Occident et au-delà.

Les temps sont mûrs pour la contestation populaire transnationale. La hausse des prix des ali-ments partout sur le globe et la débâcle financière – ayant dégé­néré en crise systémi­que du capitalisme – ont planté les germes d’une opposition à l’ordre socio-économique existant. Les chômeurs – souvent de jeunes diplômés – prennent d’assaut les temples de la finance et réclament plus de justice sociale.

Cependant, le fait le plus ironique, sur le plan historique, est que ce «Printemps occidental» a succédé aux révoltes du «Printemps arabe», comme si le monde arabo-musulman avait allumé la mèche d’une révolution du paradigme social dans la civilisation voisine.

Ironique, car la période du Moyen-Âge occidental dans laquelle l’Europe fut plongée – se caractérisant par une noirceur philosophique et une perte de connaissances techniques – côtoyait un monde musulman florissant, qui conservait le savoir que l’Occident avait jadis perdu et qu’il se réappropriera quelques siècles plus tard grâce à lui.

Aujourd’hui, la civilisation occidentale s’enfonce dans une pénombre sociale dominée par les nouveaux prêtres de la finance et de l’argent, et c’est les voisins arabes qui nous éclairent encore une fois sur la voie à emprunter…

– Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

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