Le français, pardi!
Le «mandarabespanofranglais», ça vous dit? C’est pourtant d’actualité. On en parle, de ça, tout le temps et partout au Québec…
Il s’agit bien de la langue de Molière, le français pardi! Cette langue que nous voulons québécoise et pour le Québec. Fran-coÂphone, anglophone, allophone, arabophone, hispanophone… dans la même carafe; auxquels nous ajoutons le castilÂlan, pour faire plaisir à nos amis madrilènes, et cer-taineÂment le mandarin, qui est sans nul doute bien implanté ici. Nous obtiendrons alors un cocktail, que nous appellerons tous le «mandarabesÂpaÂnofranglais».
Nous accompagnons souvent nos enfants dans leurs différentes écoles et nous nous inquiétons des notions données pour leur permettre d’écrire, de lire et de parler correctement le français.
Osons une fois pour toutes, mettons-nous autour d’une table et décidons vaillamment de la langue, de l’enseignement, des enseiÂgnes… bref, de la culture que nous voulons pour le Québec. Et enfin, adoptons-la et domptons-la.
Est-ce parce que c’est compliqué que nous n’osons pas? Je dirais que c’est parce que nous n’osons pas que c’est compliqué. Et si on n’ose pas tout de suite, demain, il sera trop tard. C’est une cacophonie linguistique qui se trouvera dans la tête de nos enfants, au point de les conduire à donner leur langue au chat.
– Hcène Moussi, président de L’association Migrants Canada