La commission Bastarache s’avère un véritable cauchemar pour le premier ministre Jean Charest qui navigue déjà en eaux troubles, ainsi que son gouvernement, à la suite de nombreuses révélations de trafic d’influence et de corruption.

Le chef libéral croyait pouvoir intimider Marc Bellemare en lui servant une mise en demeure simultanément à sa comparution devant la commission d’enquête. En vain. Me Bellemare, au risque de poursuites et de perdre toute crédibilité dans sa profession, fonce tête baisée contre son ancien patron, confiant dans la véracité de ses affirmations.

Le déclenchement de la commission Bastarache fut un pari risqué de la part du chef du gouvernement, qui espérait y noyer le poisson après avoir été acculé au pied du mur. Cependant, en procédant de la sorte, il vient d’ouvrir une boîte de Pandore, et ce processus ne peut aboutir qu’à la fin du régime du Parti libéral du Québec.

En effet, même si les déclarations de M. Bellemare sont réfutées ou tombent dans l’oubli faute de preuves concrètes, le mal sera fait.

Dans l’esprit du citoyen, tout ce brouhaha médiatique au sujet des pressions relativement à la nomination des juges par un certain Franco Fava, grand argentier du PLQ, ne fera que confirmer que l’actuel gouverne­ment est rongé par la corruption.

Dans un pareil contexte, i lsera de plus en plus difficile pour l’équipe libérale de se maintenir au pouvoir. Pour le bien de la santé démocratique du Québec, Jean Charest devrait se retirer et appeler des élections. Advenant son obstination à demeurer en place, ni lui, ni son parti, ni les Québécois ne sortiront gagnants de la tempête politique actuelle.

– Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

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