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Déneigement: un projet pilote difficile à implanter

Déneigement: un projet pilote difficile à implanter
Photo by: Collaboration spéciale - Arrondissement Ahuntsic-Cartierville

L’arrondissement avait décidé de ne pas déneiger des saillies de trottoirs végétalisées et des banquettes dans le cadre d’un projet-pilote pour préserver la végétation. Les importantes chutes de neige ont convaincu l’administration municipale de réduire l’ampleur de l’essai.

Les banquettes situées sur Grande Allée, entre le boulevard Gouin et la rue Sauvé Est, celles de la rue Saint-Hubert, entre la rue Sauvé et le boulevard Henri-Bourassa Est ainsi que les saillies de trottoirs végétalisées de la rue Saint-Denis, entre les rues Prieur et Sauvé Est, devaient demeurer sous la neige.

«Une première évaluation de l’opération nous a obligés à réduire l’étendue du projet. En fait, tous les espaces seront déneigés, seules les banquettes sur Grandes Allées, entre les boulevards Henri-Bourassa et Sauvé, demeureront enneigées», indique Émilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville.

L’essai a été mené à la demande des élus qui se sont inspirés de ce qui se fait dans l’arrondissement Saint-Laurent. «Là-bas, les banquettes ne sont pas déneigées depuis longtemps», assure Mme Thuillier.

Toutefois, il ne faudrait pas conclure que laisser la neige en place serait la marque de fabrique de Projet Montréal dont les élus constituent la majorité à Ahuntsic-Cartierville. Le but est de préserver le gazon et la végétation des dégâts occasionnés par la machinerie lorsqu’on chasse la neige.

«Depuis que je suis élue, cela fait huit ans, je reçois des plaintes chaque printemps, relève Mme Thuillier. Les déneigeurs font un carnage dans le gazon. Durant le printemps, les citoyens se retrouvent à marcher dans la boue.»

Il faut également remettre de la tourbe et ressemer du gazon. Le choix de Grande Allée est d’ailleurs lié directement au nombre important de plaintes récurrentes.

Sur la rue Saint-Hubert, Mme Thuillier observe que la situation a été tout aussi problématique. «Il y a trois ou quatre ans, on avait refait la rue Saint-Hubert entre Fleury et Henri-Bourassa. L’arrondissement avait remis les banquettes. À la première tempête de neige, les déneigeurs ont arraché tout la gazon et comme l’arrondissement n’a pas pu ressemer, au printemps c’était le paradis des mauvaises herbes et de l’herbe à poux.»

Le fait de préserver les banquettes et les saillies végétalisées, c’est aussi une importante économie qui est réalisée. «Le but premier est de protéger la végétation, par ailleurs s’il faut ressemer, il faut assurer une dépense, mais aussi mobiliser du personnel pour le faire», note la mairesse.

Même sur un espace plus réduit, l’expérience se poursuivra cet hiver et les élus devront en tirer des conclusions au printemps.

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