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Une ligne de bus trop courte

Une pétition sur internet invite les Ahuntsicois à demander une prolongation de la ligne 55 Nord de la Société de transport de Montréal (STM), jusqu’au terminus Henri-Bourassa. Actuellement, son parcours qui prend son départ à l’intersection de la rue Saint-Jacques et du Boulevard Saint-Laurent, dans le centre-ville de Montréal, s’arrête à la rue Louvain Ouest, à un peu plus de 2 km du métro Henri-Bourassa.

Outre les avantages du développement du transport en commun, les pétitionnaires évoquent des raisons de sécurité.

« Le terminus actuel de la ligne 55 est un lieu isolé, industriel, peu fréquenté et obscur en soirée. Le sentiment de vulnérabilité lié à cet environnement sinistre limite l’utilisation actuelle des services », écrivent-ils.

Émilie Thuillier, conseillère d’Ahuntsic appuie sans réserve cette pétition et l’a d’ailleurs relayée sur son compte Facebook. « Il est vrai que le lieu où s’arrête le bus sur Louvain n’est ni pratique ni rassurant. C’est une zone très isolée », observe-t-elle.

Solidarité Ahuntsic, la table de concertation du quartier, a également mentionné sur les réseaux sociaux la pétition qui circule.

Quant aux doléances des citoyens, Mme Tuillier note que « les élus n’aiment pas trop les pétitions en ligne. Mais, je suis très heureuse de voir les citoyens s’engager et trouver des solutions à leurs problèmes. »

Amélie Régis, porte-parole de la STM, a indiqué que l’éventualité d’un tel prolongement n’est pas exclue.

« Il est effectivement dans nos plans d’analyser ce corridor afin de l’optimiser. Il est, cependant, trop tôt pour déterminer quelle forme de service cela prendra. »

Elle évoque plusieurs possibilités : fusion de lignes, prolongement ou autre, mais elle assure que l’entreprise prendra connaissance du besoin exprimé par cette pétition. Le document sera analysé sur les plans de la clientèle et du coût.

Émilie Thuillier note pour sa part que ce n’est pas la seule ligne de bus qui pose problème. « La 140, la 180 et la 30 ont aussi besoin d’améliorations », souligne-t-elle.

Avec quel argent?

Au-delà, elle rappelle le contexte dans lequel s’effectue cette demande. « On ne peut encourager les gens à utiliser les transports en commun et ne pas assurer un service qui répond réellement à leurs besoins. »

Elle dénonce du même coup les réductions du budget de fonctionnement de la STM de 5 M$, décidées récemment par le maire Denis Coderre.

« Il n’y a pas eu de réduction de budget, s’insurge Aref Salem, responsable des transports au conseil exécutif de la Ville de Montréal. La ville a octroyé 12,5 M$ au budget d’opération de la STM et a épongé un déficit de 16,5 M$. »

Richard Bergeron, chef du parti de Mme Thuillier, Projet Montréal, avait notamment fustigé ces baisses dont la conséquence immédiate est le report sine die de l’achat de 500 nouveaux bus par la STM.

« Pour développer le transport en commun, il faut trouver de l’argent. Est-ce que la STM ira chercher les moyens financiers dans les poches des usagers, s’interroge Mme Thuillier. Cela nous n’en voulons pas. »

« En 2012, la STM a transporté 412 million d’usagers, en 2013, plus de 416 millions, soit une hausse de 1%, souligne M. Salem. Je vois plus d’achalandage et plus de déplacements en transports en commun. »

Il encourage également les citoyens à adresser leurs demandes à la STM. « Il n’y a rien d’écrit dans le béton. Il faut faire des études sur une ligne et si c’est nécessaire, elle peut être étendue et on peut ajouter des bus dessus. »

Pour en savoir plus sur la pétition : http://bit.ly/UxW0YY

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