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Le manque d’installations sportives sur l’île décrié

Le manque d’installations sportives sur l’île décrié
Photo: Archives TC Media

D’ici 5 ans, plus de 46M$ seront investis dans les infrastructures sportives dans l’arrondissement de Verdun. Or, la totalité de cette somme sera dépensée sur la terre ferme. Selon l’Association des familles de L’Île-des-Sœurs (AFIDS), les insulaires sont laissés pour compte.

Le Plan de développement stratégique de l’arrondissement de Verdun, dévoilé en décembre, révèle que l’arrondissement souhaite «encourager un mode de vie actif». Pour y arriver, on planifie multiplier les projets sportifs.

Parmi eux, construction d’un centre aquatique, rénovation de l’Auditorium de Verdun, réaménagement du Natatorium, bonification du parc de planches à roulettes au parc Arthur-Therrien et amélioration des terrains de volleyball de plage. Les projets d’investissement sportifs ne manquent pas à Verdun.

Toutes ces installations sont sur la terre ferme.

Pas de dédoublement
Le chargé des communications de l’arrondissement, Samuel Dion, affirme que le conseil d’arrondissement «reconnaît le manque criant d’installations aquatiques intérieures à Verdun.»

Pour y pallier, c’est sur la terre ferme que l’on construira le nouveau centre aquatique au coût de 18,6M$.

Pourtant, des résidents de L’Île-des-Sœurs demandent depuis plusieurs années une piscine recouverte et une patinoire intérieure sur l’île. Un projet de recouvrir la piscine du parc Elgar avait d’ailleurs été ébauché par l’ancienne administration. Le maire Parenteau a annoncé l’abandon du projet en mars 2014.

Les patineurs de Verdun ne seront pas en reste. On prévoit aussi refaire une beauté à l’Auditorium de Verdun et se conformer aux nouvelles normes de réfrigération de la glace imposée par Québec. Pour la cure de jeunesse du bâtiment, on investira 26M$.

Insulaires mécontents
Résidente de L’Île-des-Sœurs depuis 1976 et membre de l’Association des familles de L’Île-des-Sœurs (AFIDS), Jacline Leroux, estime qu’une communauté de plus de 20 000 résidents mérite d’avoir ses propres installations.

«Tous les investissements vont à Verdun. À L’Île-des-Sœurs, nous payons une grande proportion des taxes de l’arrondissement. À un moment donné, il faut que l’on puisse avoir des services en retour!»

Actuellement, on compte deux patinoires extérieures réservées au hockey, trois anneaux de glace et deux piscines extérieures. Le gymnase intérieur de l’école primaire peut aussi être utilisé par les résidents.

Mais Mme Leroux affirme que les patinoires de L’Île-des-Sœurs ne sont pas toujours en bon état.

«Quand on vit sur une île, entourée de ponts, on doit subir le trafic pour aller patiner ou nager après l’école, déplore Lydia Alder, résidente de L’Île-des-Soeurs. Des services de proximité et des infrastructures à distance de marche, ou rapidement accessibles seraient grandement souhaitables, en plus de donner de bons exemples de saines habitudes de vie à nos enfants.»

«Il faudrait une répartition juste et équitable des infrastructures, affirme Bernard Tessier, administrateur de l’Association des propriétaires et résidants de L’Île-des-Sœurs. On ne demande pas tant que ça, mais au moins de nous donner le minimum.»

Un seul arrondissement
Le maire de Verdun, Jean-François Parenteau, ne constate pas de disparité dans les investissements. Il insiste sur le fait que les insulaires ont tout autant accès aux installations sportives que les gens de la terre ferme. «La terre ferme et l’île font partie du même arrondissement. Et c’est moins long pour les insulaires de se rendre à l’Auditorium que les résidents du secteur de Crawford-Park.»

Selon le maire, il est «impensable» que l’arrondissement puisse se payer deux arénas, ou deux centres aquatiques. «On doit réaménager beaucoup de choses à L’Île-des-Sœurs, comme la piste cyclable, suite à la construction de la nouvelle école primaire. »

En ce qui concerne la congestion qui peut en décourager plus d’un d’utiliser les installations sportives de Verdun, M. Parenteau rappelle que la construction du pont local rendrait plus facile l’accès entre la terre ferme et l’île, du moins, pendant la construction du futur pont Champlain.

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