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Nouvelle dissension au sein du conseil

Nouvelle dissension au sein du conseil
Photo: TC Media - Vicky Michaud

Le Bureau de l’inspecteur général de la Ville de Montréal (BIG) semble avoir ouvert une autre boîte de Pandore à Lachine. Les irrégularités dans l’octroi du contrat pour le Plan d’illumination à Montréal en Histoires (voir autre texte) divisent une fois de plus le conseil municipal.

Le ton a monté de nouveau entre la conseillère maintenant indépendante Maja Vodanovic et le maire Claude Dauphin lors de la séance du 5 décembre après que l’enquête du BIG ait conclu que l’arrondissement aurait fait la sourde oreille aux inquiétudes de multiples intéressés dans le dossier.

Le maire a refusé de commenter, faute de temps pour étudier le rapport. Mme Vodanovic a pour sa part insisté pour lire des extraits qu’elle considérait d’intérêt public. Elle a notamment soulevé le passage où plusieurs fonctionnaires avaient signifié leurs inquiétudes et demandaient d’aller en appel d’offres.

Questionnements
Le legs du 375e de Montréal « a fait l’objet de questionnements persistants tout au long du processus d’adjudication, que ce soit de la part du responsable du dossier à l’arrondissement, d’un employé du Service des finances de la Ville de Montréal et d’un professionnel travaillant pour l’arrondissement », selon le rapport du BIG.

Le document précise que Lachine dit s’être assuré que le mandat entre dans la mission du MEH et avait procédé à des validations et analyses supplémentaires.

« Cependant, l’enquête menée révèle plutôt que certains gestionnaires ont mis de la pression pour faire approuver le dossier décisionnel et ont tenté de faire taire certains individus qui exprimaient des réticences face au respect des processus », stipule le BIG.

La possibilité d’aller en appel d’offres avait été ramenée sur la table lors des discussions au sujet de l’achat d’équipement. Finalement, rien n’a été fait.

Courriel ignoré
Dans un courriel adressé au directeur de l’arrondissement, Martin Savard, Mme Vodanovic aurait remis en question la capacité de MEH de mener à terme le contrat.

« Je comprendrais un contrat de gré à gré si l’organisme utilisait son équipe d’historiens et de comédiens pour faire comme au Vieux-Montréal, cela aurait du sens […] Mais sont-ils des spécialistes en éclairage », avait-elle écrit.

Sa missive, retransmise au maire, serait restée lettre morte. De son côté, le maire Dauphine nie avoir reçu quelconque communication à ce sujet.

« Je reçois tellement de courriels, comment savoir duquel le BIG parle. Je me souviens seulement qu’elle se soit plainte de notre choix de couleurs », admet-il.

On ignore pour l’instant ce qui adviendra du projet qui, selon l’arrondissement, serait complété à 80%.