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Des entrepreneurs s’inquiètent de la disparition de ressources dans le quartier

Des entrepreneurs s’inquiètent de la disparition de ressources dans le quartier
Photo: Patrick Deschamps/TC MédiaYvette Ndayizeye, propriétaire du Montagne Kilimandjaro café, n'aurait pas été capable d'ouvrir son commerce sans l'aide du CJE et du CLD.

Des entrepreneurs de Montréal-Nord qui ont bénéficié des services du Carrefour jeunesse-emploi Bourassa-Sauvé (CJE) et du Centre local de développement de Montréal-Nord (CLD) déplorent de voir l’aide aux entrepreneurs disparaître du quartier.

Ces organismes ont notamment été essentiels pour la création du Montagne Kilimandjaro café, selon sa fondatrice.

«Si le CJE ne m’avait pas aidée à faire mon plan d’affaires, je n’aurais pas été capable d’obtenir mon financement auprès du CLD et de démarrer mon entreprise», explique Yvette Ndayizeye.

Depuis quatre ans, la femme d’affaires emploie de quatre à six personnes à son café-resto, situé dans le hall de la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord.

Une grande aide
La propriétaire de la garderie Casablanca déplore également cette réforme.

«C’est dommage pour les jeunes entrepreneurs, souligne Cassandra Baptiste qui a bénéficié des services du CJE. Si nous voulons de meilleurs lendemains, il faut que les ressources pour les entrepreneurs qui créent de l’emploi soient disponibles.»

La femme d’affaires estime que le volet entrepreneurial du CJE lui a donné un sérieux coup de pouce.

«Sans eux, je serais parvenu à créer mon entreprise, mais ça aurait été beaucoup plus long. Les conseils des intervenants m’ont permis d’éviter de faire certaines erreurs», assure celle qui emploi d’un à trois employés dans sa garderie.

Mme Baptiste estime également que les fusions des CLD sont de mauvais augure pour le quartier.

«Le CLD est comme le Centre local de services communautaires (CLSC), il devrait y en avoir un par quartier. Il faut que ces ressources soient accessibles en transport en commun», ajoute Mme Baptiste qui souligne qu’au moment de démarrer son entreprise, elle devait se rendre au CJE de deux à trois fois par semaine.