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Garder espoir avec la randonnée de Cancer de l’ovaire Canada

Garder espoir avec la randonnée de Cancer de l’ovaire Canada
Photo: TC Media - Denis Germain

Diagnostiquée d’un cancer de l'ovaire, la résidente de Kirkland Cathy Di Fruscia souhaite que cette maladie soit davantage connue et vaincue, une bonne fois pour toutes. Elle racontera courageusement son histoire lors de la 14e Randonnée de l’espoir de l’organisme Cancer de l’ovaire Canada, le 10 septembre, au parc Angrignon, à Montréal.

Mme Di Fruscia a été diagnostiquée en octobre 2016 à la suite d’une visite de routine chez le médecin, qui lui a suggéré d’aller faire une échographie. Quelques jours plus tard, les docteurs lui annonçaient une masse cancéreuse de 15 cm sur l’ovaire droit.

«Rapidement, la masse a grossi de 5 cm et je ressentais des douleurs épouvantables», raconte-t-elle. Elle s’est alors fait opérée à l’hôpital Juif la semaine suivante pour retirer la tumeur et que le tout soit analysé. «Un mois après, j’ai appris que je devrai faire 18 semaines de chimiothérapie pour tenter de stopper le cancer», ajoute-t-elle.

La mère de trois filles, qui vient tout juste de fêter ses 57 ans, est maintenant en rémission. «Cela n’a pas été facile. Je reste ouverte d’esprit, car je sais que je peux retomber malade, mais j’espère que cela n’arrivera pas», dévoile-t-elle.

Se battre pour rester positif
La famille de Cathy Di Fruscia n’a pas été épargnée par la maladie. Sa mère a été atteinte d’un cancer du côlon. «Elle est décédée d’une embolie pulmonaire à 64 ans. Aussitôt qu’elle a su son diagnostic, elle a laissé faire, elle ne s’est pas sentie capable de vaincre sa maladie», révèle-t-elle. Son père, quant à lui, a subi un lymphome, puis Parkinson, et a lutté jusqu’au bout.

«Il faut se battre en essayant de rester positif, même dans les moments les plus difficiles. Il y a des jours où la chimiothérapie et les vomissements m’ont beaucoup fatiguée, mais je me disais que cela pouvait être pire», explique-t-elle courageusement. Quand elle ne pouvait pas marcher dehors après la chirurgie, elle se promenait dans la maison. «C’est important aussi de se garder en forme, d’essayer de bien se nourrir», ajoute-t-elle.

Selon la responsable des relations de presse pour Cancer de l’Ovaire Canada au Québec, Aurélia Juif-Leclerc, des milliers de femmes au pays sont atteintes de ce cancer et plusieurs aimeraient rencontrer des personnes ayant vécu avec cette maladie. «La Randonnée de l’espoir offre cette possibilité d’entrer en contact avec d’autres femmes qui sont passées par là, c’est une expérience essentielle et inspirante», indique-t-elle.

Il est possible de s’inscrire comme participant individuel ou en équipe sur le site web. Les organisateurs attendent entre 500 et 600 personnes cette année avec l’objectif de récolter 120 000 $ pour Montréal et 2,1 M$ dans tout le pays. Les profits recueillis par les marcheurs seront utilisés pour soutenir les femmes atteintes de la maladie, sensibiliser la population et financer la recherche. Depuis sa création en 2002, la Randonnée a permis de récolter plus de 23 M$.

44 %
Le taux de survie des femmes atteintes du cancer de l’ovaire est de 44 %. Il n’a pas augmenté depuis 50 ans et il s’agit du cancer féminin le plus mortel.

2 800
Près de 3 000 femmes canadiennes reçoivent un diagnostic chaque année. Si toutes les femmes courent le risque de le développer, il est accru si la femme:
• a plus de 50 ans,
• a des antécédents familiaux de certains types de cancer (de l’ovaire, du sein, de l’endomètre ou colorectal),
• est d’origine juive ashkénaze,
• est porteuse d’une mutation génétique associée au cancer de l’ovaire.

Symptômes
On compte le ballonnement, la difficulté à manger, l’inconfort abdominal et le changement des habitudes urinaires. Si ces symptômes persistent pendant trois semaines ou plus, il faut en parler à un médecin.