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Le centre communautaire de l’Est transformé en supermarché

Plus de 200 familles démunies ont eu recours au Magasin-Partage de Noël, à Pierrefonds, afin d’y faire une épicerie du temps des Fêtes à bas prix. C’était la troisième année que le Regroupement Partage organisait l’évènement au centre communautaire de l’Est.

Comme chaque année, le centre communautaire de l’Est avait été transformé en supermarché, le 17 décembre. Des tables contenant notamment œufs, fromage, lait, pâtes alimentaires, sauce, légumes, céréales, boissons gazeuses, farine et huile avaient été installées dans la salle de conférence.

Tous les produits sont vendus à 10% de leur coût réel en magasin. Les gens choisissent ce qu’ils veulent, ce qui permet d’éviter le gaspillage et de financer en partie l’initiative.

«Si on va leur porter une boîte, les gens ont l’impression qu’on surveille leur pauvreté et ça les maintient dans l’isolement. En venant ici, ils choisissent selon leurs goûts, leurs besoins et leur culture», indique la cofondatrice et directrice générale du Regroupement Partage, Sylvie Rochette.

Autres services

Un autre des buts de cet évènement est de faire connaître les partenaires du Regroupement Partage auprès des familles démunies.

Après s’être inscrites au programme, celles-ci sont souvent redirigées vers des organismes qui offrent services pour la défense des droits des locataires, de l’aide aux devoirs des enfants, des services au niveau des sports, ou pour combattre les dépendances.

«On veut amener les familles dans un réseau d’entraide local. On se sert de la faim pour aller chercher des gens et leur faire connaître les autres ressources qu’il y a dans leur quartier. Ce n’est pas vrai qu’en soi, un organisme peut détenir toute l’expertise nécessaire pour répondre à l’ensemble des besoins des gens qui vivent avec la pauvreté», indique Mme Rochette.

Le Regroupement Partage s’occupe également d’éducation alimentaire en organisant notamment des dégustations et en proposant des recettes pouvant être réalisées à petit budget.

«C’est un multiculturalisme alimentaire à Montréal. Il faut voir avec cette réalité. En même temps, il faut introduire des choses québécoises auprès des immigrants. Plusieurs d’entre eux lèvent le nez sur les conserves par exemple. Pas parce qu’ils ont un dédain, mais parce qu’ils ne savent pas quoi faire avec ça», souligne Mme Rochette.

Des magasins-partages sont organisés dans 16 endroits sur l’Île de Montréal durant la période des Fêtes, et ce, depuis 20 ans.

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