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14:24 1 février 2019

Planification de nouveaux quartiers

Planification de nouveaux quartiers
Photo: Nouvelles Saint-Laurent - ArchivesLa gare de train Bois-Franc de l'AMT dans l'arrondissement Saint-Laurent.

Le développement autour des gares Bois-Franc et l’A40 sera bientôt réfléchi en vue de l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) d’ici 2023. Saint-Laurent veut transformer ces quartiers en TOD (Transit-Oriented Development), un concept d’aménagement résidentiel et commercial favorisant notamment le transport actif, le design et la mixité sociale.

L’arrondissement débutera cette année des études de planification et de faisabilité, dont les coûts seront assumés par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dans le cadre de son programme d’aide financière à la conception d’aménagement des aires TOD.

«On sait que quelque chose s’en vient d’ici trois ou quatre ans. On veut alors commencer la planification tout de suite pour que dès leur mise en service les gens connaissent les règles du jeu du développement autour des gares», explique le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa.

Pour le secteur près de la station Bois-Franc, l’arrondissement prône un aménagement qui diminuera la dépendance à l’automobile et offrira des commerces, des services et des équipements collectifs de proximité. Le but est aussi de créer des espaces publics et des bâtiments distinctifs.

La planification, qui sera menée conjointement avec Ahuntsic-Cartierville, vise entre autres à dresser un portrait du quartier, élaborer un concept d’aménagement ainsi qu’une stratégie de mise en œuvre des phases de développement. Les citoyens de même que des organisations publiques et privées seront inclus dans le processus.

TOD Industriel

Aux abords de la future gare A40, située entre les rues Deslauriers et Stinson, Saint-Laurent souhaite construire le premier TOD industriel au Québec en créant le Quartier intelligent du manufacturier innovant (QIMI).

L’arrondissement et Développement économique Saint-Laurent (DESLT) veulent attirer des entreprises technologiques du domaine 4.0, plutôt que de miser principalement sur le résidentiel. Ils désirent donner un second souffle à ce pôle d’emplois vétuste et enclavé, construit dans les années 1960-70.

L’étude regardera les limites de développement du site, comme la hauteur des bâtiments, et le potentiel d’un volet commercial ou hôtelier.

«Toutes les possibilités sont ouvertes. La dominante sera industrielle, mais on n’écarte pas non plus la possibilité d’inclure un volet résidentiel», indique le porte-parole de l’arrondissement, Marc-Olivier Fritsch.

L’analyse de faisabilité portera aussi sur l’apport de la future station du REM pour redynamiser ce secteur ainsi que son impact sur le parc immobilier en lien avec l’implantation de l’industrie 4.0. Elle évaluera les besoins immobiliers des entreprises de ce domaine d’innovation.

L’an dernier, DESLT avait mené une première étude sur les retombées économiques du QIMI et celle-ci concluait que ce projet de revitalisation devrait consolider la vocation industrielle du secteur Hodge-Lebeau.