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Nicola Di Iorio fait un retour en chambre

Nicola Di Iorio fait un retour en chambre

Absent du parlement depuis septembre, le député libéral Nicola Di Iorio a fait une apparition en chambre mardi afin de clarifier les raisons de son absence et de sa démission.

Le député de Saint-Léonard—Saint-Michel a affirmé que son comportement des derniers mois était irréprochable.  Il a insisté sur le fait qu’il n’a pas choisi de ne pas siéger. « L’initiative de ne pas être présent en Chambre n’est pas la mienne. »

Il ajoute que la date de son départ n’a pas non plus été choisie par lui. Après plusieurs mois de tergiversation, Nicola Di Iorio a annoncé le 6 novembre qu’il quittait ses fonctions de député le 22 janvier.

En raison d’une disposition d’un projet de loi adopté lundi au Sénat (avec un amendement), il n’est pas possible au gouvernement de déclencher une partielle neuf mois avant les élections générales. Or, la démission du député arrivera neuf mois moins un jour avant le scrutin.

« J’ai été informé que mon départ coïnciderait avec l’entrée en vigueur de ladite loi », est-il possible de lire dans la déclaration du député.

Il a également affirmé avoir toujours suivi les directive du whip.

Au sujet de son double emploi, Nicola Di Iorio soutient avoir toujours été clair. « J’ai affirmé dès ma campagne à l’investiture que je continuerais à faire tout cela même après l’élection. […] J’étais et demeure persuadé que les Canadiens seraient mieux servis si les députés conservaient un emploi qui les garde ancrés dans le vrai monde », a expliqué celui qui travaille également comme avocat pour le cabinet BCF.

Il maintient avoir toujours travaillé dans le meilleur intérêt de ses concitoyens de Saint-Léonard—Saint-Michel.

Le député est aussi revenu sur le fait que le gouvernement a interné des Canadiens d’origine italienne durant la Seconde Guerre mondiale. « Aucune réparation juste n’a jamais été versée. À ce jour aucune excuse n’est venue en cette Chambre », a dit le député.

Encore des questions
Durant la période de questions, la députée néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau a exigé que le parti libéral clarifie la situation au sujet de la « mission secrète » de M. Di Iorio.

Le député conservateur Luc Berthold a, quant à lui, demandé si le parti avait volontairement choisi la date du 22 janvier afin d’éviter de tenir une élection partielle.

Les deux questions ont reçu la même réponse de la députée libérale Bardish Chagger, qui a affirmé que chaque député est redevable à ses commettants et que M. Di Iorio avait partagé publiquement ses intentions et les dossiers sur lesquels il travaillait.

 

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