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L’avenir des écoles St. Gabriel, St. John Bosco et James Lyng se jouera en janvier

Le nombre d’élèves diminue à la Commission scolaire English-Montréal (CSEM). Elle possède trop d’écoles pour le nombre d’enfants inscrits dans son réseau. C’est dans ce contexte qu’elle statuera, en janvier prochain, sur l’avenir de plusieurs de ses établissements, dont les écoles St. Gabriel, St. John Bosco et James Lyng situées dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

En mars dernier, la CSEM a identifié les écoles qui pourraient fermer leurs portes. Son plan triennal 2011-2014 sur l’utilisation des immeubles fait état de plusieurs scénarios.

Ainsi, on envisage la fermeture des écoles primaires St. Gabriel, située dans Pointe-Saint-Charles, et St. John Bosco située dans Émard. Selon les propositions sur la table, St. Gabriel pourrait fermer, et les élèves prendre le chemin de St. John Bosco. L’inverse, c’est-à-dire la fermeture de St. John Bosco et un regroupement des enfants à St. Gabriel, est aussi considéré.

Du côté de l’école secondaire James Lyng située sur la rue Notre-Dame Ouest, dans Saint-Henri, là aussi deux scénarios sont sur la table. Elle pourrait fermer et les élèves se retrouver à la Marymount Academy située sur le chemin de la Côte-Saint-Luc. Ce pourrait aussi être l’inverse.

Audiences publiques

Aucune décision n’a encore été prise concernant le sort des établissements, a précisé Mike Cohen, porte-parole de la commission scolaire.

Une consultation publique aura lieu dans la semaine du 5 décembre, a-t-il fait savoir. Toutes les parties intéressées, incluant les parents des élèves, pourront alors se faire entendre.

Au lendemain de ces audiences, le comité de planification à long terme de la CSEM formulera des recommandations. Les commissaires voteront sur ces recommandations lors d’une séance spéciale qui aura lieu le 11 janvier. Les changements entreront en vigueur à la rentrée 2012.

Mobilisation

Lors d’une assemblée tenue au début d’octobre, des parents de l’école St. Gabriel ont fait part de leur opposition à une possible fermeture.

«Nous sommes ici pour sauver notre école menacée de fermeture pour la quatrième fois en sept ans», a déclaré la présidente du conseil d’établissement, Kelly Stezcko. «Cette école a tout ce dont nos enfants ont besoin pour réussir, y compris d’excellents équipements», a souligné David Benoit, responsable du comité qui a pour tâche de rédiger le mémoire qui sera présenté lors des audiences publiques.

«C’est la communauté toute entière qui souffre quand une école ferme, ont soutenu les parents. Les enfants seront déracinés de leur milieu, ils devront passer jusqu’à deux heures par jour dans un autobus, ils seront éloignés des ressources communautaires et des réseaux familiaux et de voisinage nécessaires à leur épanouissement et leur réussite.»