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Garder la lecture et l’écriture à Verdun

Garder la lecture et l’écriture à Verdun
Photo: IDS/Verdun Hebdo - Sophie Poisson


Le dévoilement d’un coin lecture au Centre communautaire pour aînés de Verdun (CCAV) clôture une recherche-action, débutée par Rachel Bélisle de l’Université de Sherbrooke et appuyée par le ministère de l’Éducation, sur le maintien et le rehaussement des compétences en lecture et écriture des adultes à Verdun.

«Je viens ici parce que je suis intéressée à apprendre de nouvelles choses, affirme Thérèse Bernier Pigeon, 90 ans et membre du CCAV depuis 1983. C’est plaisant, on voit du monde et ça tient l’esprit éveillé. Je trouve que le coin lecture est beau et que c’est plaisant d’avoir un tel fauteuil. Personnellement, je fais des casse-têtes et je suis en train de lire sur la respiration.»

Les anciens livres du CCAV côtoient les récents ouvrages dans un espace nouvellement aménagé avec entre autres l’installation d’un fauteuil. Sur les étagères, plusieurs catégories s’y retrouvent comme la santé, les documentaires, les romans québécois et les romans policiers.

Sur la table basse, des jeux tels que les mots croisés et les sudokus sont regroupés dans des carnets dont les pages sont détachables pour éventuellement les terminer à la maison. Une feuille additionnelle permet de tenir à jour les départs et retours de livres, accessibles aux 325 membres actifs.

«On a voulu s’occuper de la lecture et de l’écriture en dehors des écoles parce qu’il faut continuer de les pratiquer pour conserver ses acquis. […] Il s’agit de s’en servir dans les choses qu’on aime. Ça peut donc être pour compter les points aux cartes ou faire des mots croisés», souligne Sylvie Roy de l’Université de Sherbrooke et conseillère pédagogique de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Ateliers
Quatre ateliers d’information sur la santé ont été organisés depuis novembre. L’un portait sur la prévention des chutes et a été donné en collaboration avec Dr Cadieux de L’Île-des-Sœurs. La formule existait au préalable et perdura, mais elle a été adaptée pour la quinzaine de participants en une séance de quatre heures.

D’autres ont été menés par la bibliothèque Jacqueline-De Repentigny qui voulait montrer aux aînés des outils pour faciliter l’accès à l’information de qualité en santé. Son objectif était aussi de les inciter à revenir, à utiliser les ordinateurs publics et à solliciter les bibliothécaires au besoin. Un atelier sur l’informatique leur a ainsi permis d’apprendre les bases, comme ouvrir un ordinateur et aller sur Internet.

La séance gratuite sera reconduite et la programmation de la bibliothèque sera bonifiée pour le grand public, de février à mai. Elle proposera notamment des formations sur la création de courriels pour rompre un peu l’isolement, le traitement de texte pour encourager la création littéraire ou la bibliothèque numérique.

«On trouve que les aînés sont une clientèle idéale pour ça. Lorsqu’on est à mobilité réduite et que c’est l’hiver par exemple, ce n’est pas forcément facile d’aller à la bibliothèque, mais il faut être capable de l’installer sur ses appareils et de savoir comment ça fonctionne», souligne la bibliothécaire, Frédérique Duval.

Après un an et demi de partenariats entre les différents acteurs, les résultats de la recherche-action seront publiés en mai.