L’entente MESS-Ville finalement signée

L’entente MESS-Ville finalement signée
Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

Les organismes communautaires peuvent pousser un soupir de soulagement. L’entente de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, d’un montant de 9 M$, a été reconduite jusqu’au 31 mars 2016.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, et le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, ont annoncé la reconduction de l’entente MESS-Ville, dans le cadre d’une conférence de presse.

«C’est une entente qui a fait ses preuves, explique M. Hamad, venu annoncer le renouvellement à l’hôtel de ville de Montréal, en compagnie du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau. Il faut s’entraider. C’est un geste de solidarité entre la ville et le gouvernement.»

Le ministre Hamad a indiqué avoir été sollicité par le ministre Moreau, quelques heures à peine sa nomination entérinée et avoir donné priorité au renouvellement de cette entente.

Sur les 9 M$ de l’enveloppe montréalaise, 75% sont destinés aux arrondissements, les 25% restants permettent de financer des projets à l’échelle de la ville, qui bénéficient à quelque 350 000 personnes à Montréal.

«C’est un grand soulagement. Nous attendons la réponse à propos de notre demande de financement, mais je suis sûre qu’elle sera acceptée», souligne Monique Léger, directrice de Ressource Action-Alimentation de Parc-Extension.

Rappelons que de nombreux organismes, sans financement depuis le 1er janvier dernier, ont dû piger dans leurs réserves et même dans les poches de leurs employés pour maintenir leur offre de services.

Toujours de l’inquiétude
Même si l’entente est signée, l’incertitude demeure pour les années suivantes et la survie des organismes ainsi que des programmes communautaires n’est pas assurée.

«Ce n’est qu’une entente d’un an. Nous ignorons ce qui arrivera par la suite. Ça nous fragilise en tant qu’organisme et crée un stress au sein des employés. Moi-même, j’essaie de ne pas y penser. Mais, je garde tout de même espoir», soutient Mme Léger.

(En collaboration avec Stéphanie Maunay)