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La FECQ exige la tenue de l’examen pour les étudiants paramédicaux

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) sonne l’alarme et demande l’aide de la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, pour remettre en marche le processus d’évaluation paramédicale du Programme national d’intégration clinique (PNIC).

«On a une centaine d’étudiants, actuellement, qui sont en attente de passer l’examen [de reprise] du PNIC pour pouvoir exercer leur profession, a expliqué jeudi le président de la FECQ, Fred-William Mireault. C’est impossible pour l’instant [de le faire].»

Impossible, parce que le départ soudain de la directrice médicale nationale au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la Dre Colette Lachaîne, a créé une instabilité en pleine période d’examens. L’évaluation de reprise du PNIC a finalement été repoussé deux fois, a relaté M. Mireault.

«Ça a amené un retard de l’examen, qui est obligatoire pour pouvoir pratiquer le métier», a-t-il ajouté.

Le MSSS suggère à ce jour de tenir l’examen à l’automne, après l’avoir initialement repoussé en août, mais il ne serait pas étonnant que l’échéancier soit retardé à nouveau, selon M. Mireault.

«Surtout dans un contexte électoral, peut-être que le ministère va être tenté de le mettre après le 1er octobre, et pour nous, c’est extrêmement nécessaire que l’examen soit fait le plus tôt possible», a repris M. Mireault.

Interrogé sur le sujet, le MSSS a soutenu qu’il faisait les efforts pour remédier à la situation. «Le MSSS travaille activement à replanifier une date dès que possible pour les reprises des examens, soit pour les étudiants ayant échoué celui de juin ou ceux qui n’ont pu y participer», a affirmé l’attachée de presse du ministère Noémie Vanheuverzwijn, dans un courriel. Un peu plus de 300 étudiants ont assisté, selon elle, à l’examen de base, en juin.

Manque de ressources
Selon le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN), Jean Gagnon, l’intervention de la FECQ ne pourrait pas venir à un meilleur moment, étant donné la large pénurie de main d’œuvre dans le milieu paramédical.

«À Montréal, dix ambulances en tout temps ont été rajoutées et ils sont incapables de les déployer, a-t-il observé. On est en attente d’embauche d’un minimum 200 paramédics à Urgences-Santé [Laval-Montréal] pour subvenir aux besoins.» M. Gagnon a d’ailleurs déploré le taux de passage peu élevé de l’examen, affirmant que la formation était appropriée.

Pour cette raison, la FECQ demande à la ministre David d’intervenir. «Étant donné que ce sont des étudiants qui relèvent [de Mme David] et qui ne peuvent pas pratiquer leur métier, on cherche chez elle un appui dans notre lutte pour conjointement faire des démarches auprès du ministère de la Santé», a lancé M. Mireault

«Les troupes sont essoufflées, s’est insurgé M. Gagnon. On retarde les périodes de repas, on donne juste une demi-heure de lunch, on leur donne des appels en fin de quart et on les oblige à rester en temps supplémentaire. Donc, on est de tout cœur en appui à ce que les examens se fassent.»

De son côté, la Corporation des paramédics du Québec (CPQ) n’a pas voulu commenter, mais elle a maintenu qu’elle était en contact avec le MSSS sur le sujet.

D’autres détails suivront.

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