La récession a laissé des séquelles importantes dans les plans de retraite de plusieurs Québécois. Peut-on récupérer l’argent qui s’est envolé dans la tourmente économique? «Oui, explique la conseillère Marie Daigle. Mais il faut choisir la bonne stratégie.»
Avant d’en adopter une, «pourquoi ne pas en profiter pour faire le point sur sa situation financière? propose Daniel Gladu, conseiller au sein de la BMO. Ça permet de réviser notre portefeuille, de laisser tomber les investissements qui rapportent moins et de préciser notre tolérance au risque.» Voici trois stratégies possibles.
1. Emprunter pour financer son REER
C’est une stratégie séduisante qui peut permettre de récupérer ses gains perdus. Toutefois, il est important de rembourser rapidement son prêt, idéalement entre les 12 et 18 mois suivants, sinon les intérêts risquent d’avoir un effet négatif. «Il y a plusieurs avantages à cette stratégie. Mais la croyance populaire minimise les économies d’impôt qu’on y réalise. Or, selon Claude Laferrière, professeur retraité de l’UQAM, elles sont plus importantes qu’on pense», soutient Marie Daigle
2. Augmenter ses investissements
Cette stratégie est plus risquée et plus stressante pour ceux qui sont moins tolérants au risque. «En principe, on doit consacrer son énergie à ce sur quoi on exerce un certain contrôle, ce qui n’est pas le cas [quand on augmente ses investissements]. On n’est jamais sûr à 100 %», explique Mme Daigle. Mais même si le résultat n’est jamais sûr, il est possible d’investir intelligemment. «Vous n’êtes pas obligé de le placer dans des fonds volatiles, vous pouvez aussi miser sur des valeurs sûres et de qualités, comme les banques», ajoute Daniel Gladu.
3. Consulter un conseiller
Mais quelle que soit la stratégie privilégiée, elle doit s’accompagner d’une visite chez un conseiller. «C’est la première chose à faire. Le planificateur mettra sur pied un plan financier qui tiendra compte des revenus, des attentes et des besoins du client. Il choisira la stratégie qui semble le mieux adaptée à son client», concluent unanimement M. Gladu et Mme Daigle.