Trois ans après sa création, le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est de plus en plus populaire. Pourtant, beaucoup de Canadiens saisissent toujours mal ses règles de fonctionnement.
L’année dernière, plus de 100 000 contribuables ont reçu un avis d’imposition pour des cotisations versées en trop à leur CELI. Une statistique qui n’étonne pas Denis L’Hostie, directeur principal de la planification financière à la Banque Laurentienne. «Le CELI a été présenté comme un outil de placement plus flexible que le REER. Or, pour bien des gens, flexibilité égale compte chèques. Ils se sont donc mis à utiliser leur compte CELI comme tel», explique-t-il.
Selon Denis L’Hostie, les épargnants sont bien au fait qu’ils ne doivent pas dépasser le plafond de cotisation annuel du CELI, fixé à 5 000 $. Ils savent aussi que les intérêts croissent à l’abri de l’impôt, mais que tout montant versé en trop, lui, est imposable. Le problème, précise-t-il, c’est que certains clients pensent que les retraits effectués à partir de ce compte sont considérés comme des déductions aux contributions déjà versées. «Ils croient donc qu’ils peuvent rembourser ces sommes sans problème», poursuit le planificateur financier.
Or lorsqu’on a atteint le plafond de cotisation du CELI, on doit attendre l’année fiscale suivante pour remettre les montants retirés. Les droits de remboursement s’additionnent alors au plafond annuel de 5 000 $. «Pour avoir la conscience tranquille, mieux vaut consulter un planificateur financier, suggère Denis L’Hostie. Ils sont formés pour répondre à vos questions et pour vous éviter des erreurs.»