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Finances: les défis de la génération Y

Parce qu’ils accordent une grande importance au moment présent, les membres de la génération Y se préoccupent généralement peu de la retraite. Pourtant, la tranche des 18 à 34 ans aura de nombreux défis à relever si elle ne veut pas être contrainte à travailler jusqu’à la fin de ses jours.

«La génération Y a plus de pain sur la planche que les précédentes pour ce qui est de la planification de la retrai­te», affirme Sophie Sylvain, conseillère en gestion de patrimoine pour le Mouvement Desjardins. Premier constat : la majorité des Y ne bénéficient pas d’un régime de retraite au travail, contrairement aux baby-boomers. «Non seulement les jeunes intègrent le marché du travail plus tard que leurs parents en raison de leurs études, mais ils sont aussi moins fidèles sur le plan professionnel.

Même ceux qui finissent par décrocher un emploi avec un fonds de pension sont pénalisés, parce qu’ils y cotiseront moins longtemps que s’ils avaient commencé à travailler plus tôt ou s’ils n’avaient jamais changé d’employeur», explique Sophie Sylvain.

Les représentants de la génération Y devront égale­ment accumuler plus d’épar­gne que leurs aînés en vue de la retraite. «Depuis les années 1970, l’espérance de vie a augmenté de près de 10 ans», indique Richard La Ferrière, Chef de région, planification financière pour le Québec chez TD Waterhouse. Par ailleurs, selon un récent sondage de cette même institution financière, les 18 à 34 ans souhaitent prendre leur retraite plus rapidement que les autres groupes d’âge. Les Y prévoient arrêter de travailler à 59 ans, soit un an plus tôt que les gens de la génération X. Les baby-boomers, eux, pensent se retirer à 64 ans. «En vivant plus longtemps et en quittant le marché du travail plus tôt, les Y se retrouvent à devoir financer 15, voire 20 années de retraite de plus que les générations précédentes», sou­ligne M. La Ferrière.

Pourtant, les 18 à 34 ans sont ceux qui épargnent le moins en prévision de leurs vieux jours. En effet, seuls 40 % d’entre eux possèdent un REER. Chez les X et les baby-boomers, cette proportion est d’environ 60 %. Selon Jocelyne Houle-LeSarge, présidente de l’organisme Question retraite, les Y sont tout aussi cons­cients que leurs aînés de l’importance de planifier leur retraite. «Ils ont simplement d’autres priorités. Ils veulent acheter une maison et une voiture, fonder une famille, voyager… il leur reste donc peu de sous à mettre de côté», résume-t-elle.

Richard La Ferrière insiste tout de même sur l’importance de commencer à économiser le plus tôt possible pour la retraite. «S’ils ne le font pas, les Y ne pourront jamais réaliser leur rêve de retraite anticipée», tranche-t-il.

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