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Prix: plus on est riche, plus on négocie

Prix: plus on est riche, plus on négocie
Photo: Monkey Business Images/shutterstock.com

La logique voudrait que les consommateurs aux plus faibles revenus soient les plus enclins à discuter un prix. Or, une étude du comparateur d’offres automobiles Kidioui.fr, publiée vendredi 26 septembre, révèle que l’inverse se produit.

A l’heure où les ménages arbitrent chaque jour leurs dépenses, 87% des Français disent négocier les prix. Mais, il ne s’agit que d’une proportion globale, cachant de fortes disparités selon le profil des consommateurs. Ceux aux revenus confortables sont plus enclins à discuter un prix. Tel est le cas pour 95% des consommateurs aux revenus supérieurs à 3.500 euros par mois, pour 90% des CSP+, et 90% des hommes.

De leurs côtés, les consommateurs aux faibles revenus négocient le moins, soit parce qu’ils ne savent pas s’y prendre (32%), soit parce qu’ils n’osent pas (29%). Concernant cette dernière raison, elle est avancée par 38% de répondants gagnant moins de 1.000 euros par mois. Seuls 9% de sondés considèrent que la négociation de prix ne se fait tout simplement pas.

Résultat : 13% de Français disent ne jamais négocier. Plus d’un tiers (36%) dispose de moins de 2.000 euros par mois.

On négocie la voiture, moins le salaire
Au jeu de la négociation, les Français ne tentent pas toujours le coup. La voiture constitue ce pour quoi les consommateurs négocient le plus souvent (59%). En deuxième choix, ce sont les prix des meubles (47%), de l’immobilier (45%) et du crédit (42%) qui font l’objet de discussions.

Seuls 31% de français négocient le montant de leur salaire, principalement des hommes (37% contre 26% de femmes).

Aujourd’hui, la négociation fait partie de l’acte d’achat, pour réaliser des économies (50%), mais aussi pour obtenir un « bon prix » (58%).

Cette étude a été réalisée du 27 au 29 août 2014 auprès de 1.038 personnes issues d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.