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18:26 26 mars 2018 | mise à jour le: 26 mars 2018 à 21:36 Temps de lecture: 2 minutes

Des lanceurs d’alerte mettent en doute le Brexit

Des lanceurs d’alerte mettent en doute le Brexit
Photo: Getty ImagesBELFAST, NORTHERN IRELAND - JUNE 23: An observer watches on as counting begins at the EU referendum count on June 23, 2016 in Belfast, Northern Ireland. The United Kingdom has gone to the polls to decide whether or not the country should remain within the European Union (EU). After a closely fought campaign from both the REMAIN and LEAVE campaigns the vote is considered too close to call. With the polls now closed a result on the referendum is expected on Friday morning. (Photo by Charles McQuillan/Getty Images)

LONDRES — Des lanceurs d’alerte s’interrogent quant à l’intégrité du vote sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, présentant 50 pages de documents qui, selon eux, prouveraient que la campagne du Brexit a violé les règles sur les dépenses électorales en vue de son référendum victorieux.

Le groupe allègue que la campagne «Vote Leave» a contourné les règlements de dépenses électorales en donnant 625 000 livres (plus de 1,1 million $ CAN) au groupe étudiant pro-Brexit BeLeave, par l’entremise de la firme de consultants AggregateIQ. Cette entreprise a des relations depuis longtemps avec Cambridge Analytica, la firme accusée d’avoir utilisé les données de Facebook pour aider Donald Trump à remporter la présidence des États-Unis en 2016.

Parmi le trio de lanceurs d’alerte, on retrouve le Canadien Chris Wylie, qui est à l’origine des révélations sur l’utilisation de données de Facebook pendant l’élection américaine.

M. Wylie a dit aux journalistes à Londres, lundi, que leur objectif n’était pas «de se battre encore contre le référendum», mais bien de «défendre l’intégrité du processus démocratique».

L’avocate Tamsin Allen a fourni des preuves lors d’une conférence de presse à Londres, présentant aux journalistes des copies sur papier d’échanges de courriels, de photos et d’avis juridiques de la Commission électorale britannique.

Ces allégations ont été présentées à la Commission électorale britannique. Elles sont rendues publiques seulement quelques jours après qu’un politicien influent du Parti travailliste eut demandé un deuxième référendum sur le Brexit une fois que les coûts réels du retrait du Royaume-Uni seront connus.

Lors du référendum qui s’est tenu en juin 2016, 52 pour cent des électeurs ont choisi de quitter l’Union européenne.

Le secrétaire aux Affaires étrangères, Boris Johnson, un membre éminent de la campagne pour le retrait du Royaume-Uni, a nié les allégations qu’il a décrites comme étant «ridicules».

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