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18:50 7 septembre 2019 | mise à jour le: 7 septembre 2019 à 18:50 Temps de lecture: 2 minutes

Cuba: condamnation des nouvelles sanctions américaines

Cuba: condamnation des nouvelles sanctions américaines
Photo: John Moore/Getty ImagesMiguel Diaz-Canel

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a condamné samedi les nouvelles sanctions annoncées la veille par le gouvernement américain en vue de tenter de priver Cuba de devises étrangères, dénonçant un durcissement de l’embargo contre ce pays, en vigueur depuis 1962.

«Nouvelles sanctions des États-Unis contre Cuba. Des mensonges, des calomnies et l’hypocrisie du gouvernement américain pour renforcer l’embargo. A cause de leur échec au Venezuela, ils s’acharnent sur Cuba», a écrit sur Twitter M. Diaz-Canel.

Sur le même réseau social, le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a souligné que ces sanctions étaient une mise à jour des mesures annoncées en avril par Washington. Elle visent à «durcir l’embargo et resserrer l’étau économique autour de Cuba».

Parmi les annonces de vendredi, figurent notamment la limitation des envois d’argent à partir des Etats-Unis à 1 000 dollars par trimestre et par personne ainsi que la suppression des dons.

Seuls sont épargnés par les sanctions les envois d’argent qui visent à soutenir l’activité économique non-étatique », selon un communiqué du Trésor.

Par ailleurs, les institutions bancaires sujettes à la loi américaine auront également l’interdiction de traiter certains transferts de fonds partant et arrivant hors du territoire américain, connues sous le nom de transactions en «U».

Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a reconnu vendredi que les États-Unis cherchaient à «priver Cuba de l’accès aux devises étrangères».

Les relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, rétablies en 2015 après cinq décennies de froid, se sont à nouveau tendues depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, qui a multiplié les sanctions contre l’île.

Les États-Unis ont renforcé en mai leur embargo en appliquant notamment le titre 3 de la loi Helms-Burton, qui permet de poursuivre devant des tribunaux américains des entreprises étrangères gérant des biens nationalisés par Cuba au moment de la révolution de Fidel Castro en 1959.

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