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19:48 27 février 2020 | mise à jour le: 7 juin 2021 à 15:20 Temps de lecture: 2 minutes

L’ONU fustige la «marche arrière» environnementale des États-Unis et du Brésil

L’ONU fustige la «marche arrière» environnementale des États-Unis et du Brésil
Photo: Mario Tama/Getty ImagesEn 2019, première année de mandat de Jair Bolsonaro, la déforestation a augmenté de 85% par rapport à 2018.

Les États-Unis et le Brésil font «marche arrière» en matière de protection de l’environnement, a accusé la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme qui salue en revanche le projet de «Green Deal» européen.

«La protection de notre environnement est fondamentale pour la jouissance de tous les droits humains», a déclaré Michelle Bachelet au Conseil des droits de l’homme.

«Les États-Unis font (…) marche arrière en matière de protections environnementales, y compris pour les voies navigables et les zones humides», a-t-elle relevé.

«Les polluants non traités peuvent maintenant être déversés directement dans des millions de kilomètres de cours d’eau et de rivières, mettant en danger les écosystèmes, l’eau potable et la santé humaine», a-t-elle estimé.

L’administration du président américain Donald Trump a révoqué l’année dernière une réglementation protectrice sur les cours d’eau datant de son prédécesseur Barack Obama (2009-2017), une décision condamnée par les défenseurs de l’environnement mais applaudie par les agriculteurs et les promoteurs immobiliers.

La décision s’inscrit dans une série de déréglementations environnementales depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2017, notamment sur les centrales au charbon, les émissions des voitures ou encore les ampoules électriques.

Mme Bachelet a affirmé que les mesures visant à affaiblir les normes d’émission de carburant et à réduire la réglementation sur les industries pétrolière et gazière aux États-Unis «pourraient également nuire aux droits humains».

Elle a par ailleurs déploré les «reculs importants des politiques de protection de l’environnement et des droits des peuples indigènes» au Brésil.

Le président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, sceptique quant au changement climatique, a été critiqué pour avoir assoupli les restrictions sur l’exploitation des vastes richesses de l’Amazonie. En 2019, première année de mandat de Jair Bolsonaro, la déforestation a augmenté de 85% par rapport à 2018.

Mme Bachelet a en revande salué le projet européen de «Green Deal» («Pacte vert»), qui vise à la neutralité carbone d’ici 2050, mais a encouragé les Européens à adopter des mesures sociales fortes pour «garantir que (cette) transition juste ne laisse personne derrière».

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