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08:21 26 juin 2015 | mise à jour le: 26 juin 2015 à 08:24 Temps de lecture: 2 minutes

Attentat contre une usine en France: les principales informations à retenir

Attentat contre une usine en France: les principales informations à retenir
Photo: Archives Métro

Que s’est-il passé?
Ce vendredi matin, aux alentours de 10 heures, une voiture avec un ou deux hommes à bord, a forcé les grilles de l’usine Air Products, qui fabrique du gaz industriel et des produits chimiques, situé dans la zone industrielle de la ville de Saint-Quentin-Fallavier, en France, à une trentaine de kilomètres au sud de Lyon. Le site est classé Seveso. La sécurité autour de tels sites à travers le pays a été renforcée, a annoncé le gouvernement.

Selon les premiers éléments disponibles, le véhicule a foncé sur des bonbonnes de gaz, provoquant une explosion. Puis, dans un enchaînement qui reste encore mystérieux, le ou les assaillants ont décapité un homme, peut-être le gardien du site. Sa tête a été découverte accrochée à un grillage, recouverte d’inscriptions en arabe. Deux drapeaux, un noir et un blanc, là encore avec des inscriptions en arabe, ont été retrouvés à proximité. Deux autres personnes au moins ont été blessées.

Après cet assassinat, un terroriste a été arrêté, neutralisé par un pompier, dont le courage a été salué par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avant d’être conduit au commissariat de Bourgoin-Jallieu.

Que sait-on de l’assaillant arrêté?
À la mi-journée (heure française), Bernard Cazeneuve a livré le nom de la personne interpellée. Cet homme avait fait l’objet d’une fiche S (surveillance) en 2006 pour radicalisation, mais celle-ci n’a pas été renouvelée en 2008. Il n’avait pas de casier judiciaire, a révélé le ministre de l’Intérieur. L’individu résiderait à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise. L’enquête a été confiée au parquet anti-terroriste de Paris, qui travaillerait sur d’éventuelles complicités.

François Hollande: «Ne pas créer de divisions inutiles»
De Bruxelles, où il se trouvait dans le cadre d’un conseil européen, François Hollande a appelé les Français a ne pas «céder à la peur». «Il y a une émotion, mais l’émotion ne peut pas être la seule réponse: c’est l’action, la prévention, la dissuasion», a ajouté le chef de l’Etat, invitant les uns et les autres à ne pas ne créer des «divisions inutiles». Un conseil restreint de sécurité est prévu à 15h30. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy (Les Républicains) a, lui, demandé au gouvernement de «réhausser son niveau de vigilance».

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