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17:57 2 février 2016 | mise à jour le: 2 février 2016 à 17:57 Temps de lecture: 3 minutes

Syrie: Départ difficile pour les négociations de paix

Syrie: Départ difficile pour les négociations de paix
Photo: Salvatore Di Nolfi/The Associated PressSyria's High Negotiations Committee, HNC, spokesman Salem al-Mislet kisses pictures of the Syrian victims of the war displayed in front of the European headquarters of the United Nations, in Geneva, Switzerland, Tuesday, Feb. 2, 2016, where Syria peace talks continue. (Salvatore Di Nolfi/Keystone via AP)

Le gouvernement syrien a permis l’entrée d’un convoi d’aide humanitaire dans un secteur contrôlé par les rebelles, près de Damas, un apparent geste de bonne volonté alors que les négociations indirectes de paix ont connu un départ difficile à Genève.

Un convoi de 14 camions du Croissant-Rouge arabe syrien est entré dans al-Tal, a indiqué un porte-parole de l’agence, Pawel Krzysiek. Celui-ci a indiqué à l’Associated Press que ce convoi a livré de la nourriture et des trousses d’hygiène à quelque 3500 familles ainsi que 25 tonnes métriques d’aliments en vrac. Ces fournitures lui avaient été remises par le Comité international de la Croix-Rouge.

Par ailleurs, l’opposition syrienne a demandé que de l’aide humanitaire soit fournie à 18 secteurs assiégés. Elle a aussi réclamé, aux forces gouvernementales et aux Russes, l’arrêt des bombardements des villes contrôlées par les rebelles en prélude aux négociations qui ont officiellement débuté lundi.

Tandis que le négociateur de l’ONU, Staffan de Mistura, discutait tour à tour avec les diverses délégations à Genève, les troupes loyalistes, appuyées par l’aviation russe, ont repris trois villages au nord d’Alep. Cette offensive et le blocus des zones rebelles ont rendu l’opposition furieuse tout en menaçant la poursuite des négociations.

Un dirigeant de l’opposition, Ahmad Ramadan, a dit que le convoi humanitaire envoyé à al-Tal n’était qu’un geste vide, affirmant que l’intervention de l’ONU et des États-Unis pour mettre un terme aux bombardements de cibles civiles était “le seul moyen” de sauver les négociations.

Lundi, le gouvernement syrien avait donné son accord à une demande de l’ONU à l’envoi de convois humanitaires dans les villes de Madaya, Foua et Kefraya où des centaines de civils vivent de sérieux problèmes de malnutrition. Un certain nombre de résidants sont morts de faim. On ignore les raisons pour lesquelles le convoi a été envoyé à al-Tal et non dans les autres régions.

M. De Mistura a lancé la deuxième journée des négociations en accueillant la délégation gouvernementale pour une deuxième fois depuis vendredi. Il espérait rencontre le principal groupe d’opposition plus tard dans la journée.

Mais des personnalités de l’opposition l’ont démenti en affirmant qu’il n’y avait aucune rencontre avec l’envoyé de l’ONU à leur agenda. Elles ont aussi condamné ce qu’elles qualifient de “dangereuse escalades” gouvernementales et russes près d’Alep.

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