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12:26 21 février 2016 | mise à jour le: 21 février 2016 à 19:32 Temps de lecture: 2 minutes

Le président du Niger espère obtenir un deuxième mandat

Le président du Niger espère obtenir un deuxième mandat
Photo: APNiger President Mahamadou Issoufou prepares to cast his ballot during elections in Niamey, Niger, Sunday, Feb 21, 2016. Voting has begun in the West African nation of Niger, where Issoufou is touting his record of defending the country from Islamic extremists as he vies against 14 other candidates for a second five-year term. (AP Photo/Gael Cogne)

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, sollicitait un deuxième mandat de cinq ans, dimanche, soulignant ses efforts pour défendre le pays contre les extrémistes islamistes alors qu’il s’opposait à 14 autres candidats.

Le matériel est arrivé avec du retard dans certains bureaux de scrutin de la capitale, Niamey, retardant le début du vote, qui devait commencer à 8 h. Les bureaux sont restés ouverts jusqu’à 19 h, sauf dans la région de Diffa — cible fréquente d’attaques par le groupe extrémiste nigérian Boko Haram —, où ils ont fermé une heure plus tôt.

Le Niger compte environ 7,5 millions d’électeurs inscrits. Les élections de dimanche visaient également à pourvoir 171 sièges législatifs.

Le Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, compte sur l’aide des forces françaises et de drones américains pour combattre les menaces extrémistes. Les partisans de M. Issoufou affirment qu’il mérite un second mandat pour avoir réussi à empêcher les extrémistes de s’établir dans le pays comme ils l’ont fait au Mali voisin.

Boko Haram frappe malgré tout la région sud-est du Niger depuis plus d’un an, et les récentes attaques perpétrées par la branche nord-africaine d’Al-Qaïda dans les capitales du Mali et du Burkina Faso font craindre que Niamey puisse bientôt être visée.

Après être allé voter dans la capitale, M. Issoufou a déclaré que le Niger avait besoin “de paix pour poursuivre son développement”.

Les plus sérieux opposants du président incluent les anciens premiers ministres Seyni Oumarou et Hama Amadou. Si aucun des candidats ne récolte plus de 50 pour cent des voix, les deux candidats ayant obtenu le plus de votes s’opposeront dans un deuxième tour.

M. Amadou est détenu depuis novembre pour sa participation présumée dans un réseau de trafic de bébés, une accusation qu’il croit politiquement motivée. La détention de M. Amadou, de même que celle récente de politiciens, de journalistes et même d’un chanteur ayant lancé une chanson critiquant M. Issoufou, sont citées par certains comme preuve du désir du président de faire taire ses opposants.

Les résultats du scrutin sont attendus au plus tôt vendredi.

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