Montréal

Un nouveau café italien sur la rue Jean-Talon

Photo: Nicolas Ledain / TC Media

Le café Buongiorno vient d’ouvrir ses portes dans le cœur de l’arrondissement de Saint-Léonard. Le responsable de cet établissement italien espère participer à la redynamisation du quartier.

«C’est un retour aux origines», clame fièrement Robert Spiridigliozzi derrière son comptoir neuf. Le gérant du café Buongiorno est un enfant de l’arrondissement et après avoir travaillé pendant près de 20 ans au centre-ville, il a fait un choix naturel en ouvrant son nouvel établissement sur la rue Jean-Talon.

«J’ai grandi à Saint-Léonard. J’ai regardé d’autres endroits comme Saint-Denis ou le Plateau, mais j’étais plus attiré par ce quartier, car je connais tout le monde ici. C’est un commerce de proximité», détaille-t-il.

Ce commerçant d’origine italienne a inauguré ce nouvel espace il y a quelques jours, mais il conserve néanmoins son autre établissement de Ville-Marie qu’il ouvre de façon saisonnière face au square Dorchester.

Robert souhaite désormais s’implanter dans Saint-Léonard hiver comme été pour y proposer des saveurs appréciées par ses habitants. «Le cœur de Saint-Léonard est resté Italien, donc faire de la bouffe italienne ici, c’est plus facile pour attirer les gens», pense le restaurateur. Panini, pâtisseries italiennes, sandwichs à la saucisse ou à la porchetta et espressos sont logiquement à la carte de son établissement. Dans la salle, quelques tables en bois sombre, des luminaires industriels et des murs blancs ornés de briques par endroit composent une décoration sobre, mais accueillante.

Le café Buongiorno est installé dans la zone pressentie pour accueillir les futurs trottoirs agrandis privilégiés par les habitants lors des consultations publiques autour du projet de revitalisation de la rue Jean-Talon Est. Malgré les perturbations attendues avec les travaux, le gérant se réjouit de ces aménagements. «J’attends de voir cela. J’entends beaucoup parler de cet investissement et je serai déjà là quand ils seront terminés, j’aurai un avantage», estime Robert Spiridigliozzi.

La société de développement commercial (SDC) de la rue Jean-Talon Est salue l’initiative de ce Léonardois d’origine qui vient participer à la redynamisation de son arrondissement.

«On a fait des études auprès de la population et un café populaire avec des places pour travailler, cela fait partie des commerces que les gens veulent. C’est à lui de faire ses preuves, mais on est heureux de cette arrivée et on espère qu’il y en aura d’autres», se félicite Sylvain Tardif, le directeur général de la SDC. «Je vais peut-être lancer une mode et aider à relancer le quartier», espère aussi le responsable du café Buongiorno.

S’il bénéficie du soutien de la communauté et de ses proches, ce nouveau commerçant de la rue Jean-Talon s’impose un rythme intense pour assurer un bon démarrage à son établissement. Il est pour l’instant le seul employé de son café qui est ouvert 7j/7 de 9h à 19h.

«Je veux être sûr que les choses commencent bien et quand tu travailles pour toi, c’est le commerce le plus important. Une fois que ce sera lancé, je prendrai le temps de me reposer», explique Robert Spiridigliozzi.

La SDC veut recruter des commerçants
La société de développement commercial de la rue Jean-Talon Est va avoir du travail dans les années à venir. Alors que le plan de revitalisation de cette artère centrale de l’arrondissement doit être présenté le 2 mai, le gouvernement provincial vient d’inscrire le prolongement de la ligne bleue du métro dans les objectifs de son budget.

Pour profiter de ces changements, la SDC souhaite attirer les commerçants à Saint-Léonard et elle va lancer un plan de recrutement. «On souhaite améliorer la mixité commerciale. Le quartier est à un tournant, il y a des opportunités à saisir pour les gens d’affaires», explique Sylvain Tardif, le directeur général.

La SDC Jean-Talon Est ne se donne pas d’objectif chiffré pour ce recrutement, le but est d’attirer des commerces réclamés par la population. «Nous avons mené des études et on ne vise pas la quantité, c’est la qualité qu’on recherche. On veut des projets viables», ajoute Sylvain Tardif.

La première phase de ce programme de recrutement va démarrer dans les prochaines semaines

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