Désirant faire table rase des années Tremblay, Projet Montréal ne manque pas de solutions pour relancer la métropole, après cette «décennie perdue».
Réunie en Conseil général, dimanche, la deuxième opposition à la Ville de Montréal avait la tête tournée vers les prochaines élections, en 2013. Le chef du parti, Richard Bergeron, a dressé un bilan plutôt sombre des dix dernières années, administrées par Gérald Tremblay, en matière de transport, de démographie et d’économie.
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Et cela, sans même aborder la question de corruption, sur toutes les lèvres depuis les révélations faites à la Commission Charbonneau. Richard Bergeron a plutôt choisi de mettre l’accent sur le processus de révision du programme du parti, qui sera achevé en mai 2013.
Ce qu’il y aura de nouveau, pour 2013? Essentiellement, le programme sera conçu en fonction d’une équipe prête à prendre le pouvoir, a fait savoir le chef.
La priorité est simple : relancer Montréal, rien de moins. «Montréal n’est pas encore entré dans le XXIe siècle, soutient M. Bergeron. Par exemple, le projet de réfection de l’échangeur Turcot et la transformation de la rue Notre-Dame en autoroute sont des projets de 1950.»
Projet Montréal veut donc changer cette vision, et mettre en place une stratégie adéquate pour retenir les familles à Montréal, notamment. «Alors mettez tout ça ensemble, et mettez des gens honnêtes à la tête de la Ville, et tout va être différent, ajoute-t-il. Surtout, tout va être mieux.»
Vision d’avenir
Projet Montréal a plusieurs idées pour le moins audacieuses afin de relancer la métropole. En voici quelques-unes, qui seront développées dans le programme du parti :
- Le tramway. Richard Bergeron promet, s’il est élu, qu’une première ligne de tramway sera fonctionnelle d’ici 2017 à Montréal.
- L’échangeur Turcot. Le chef de Projet Montréal promet de se battre pour que le projet initial de l’échangeur Turcot, qu’il avait proposé lorsqu’il siégeait à l’exécutif de la Ville, soit remis sur les rails.
- Un code de la rue. Projet Montréal veut abolir les contraventions données aux cyclistes et aux piétons pour réduire la mortalité dans les rues. Ce seront plutôt les automobilistes qui seront blâmés.
- Un TGV. Richard Bergeron souhaite développer le transport interurbain à l’aide d’un système de train à grande vitesse. Cela servirait de démonstrateur nord-américain. L’objectif : faire Montréal-Québec en 48 minutes, par exemple.
