Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a laissé sa collègue Helen Fotopulos plutôt dans l’embarras, mercredi après-midi, après s’être désisté à la dernière minute pour une annonce concernant la création d’un comité conseil en art public.
La responsable de la culture, du patrimoine, du design et de la condition féminine au comité exécutif de la Ville a simplement affirmé que M. Tremblay avait eu «un changement de dernière minute» pour expliquer l’absence du maire.
Le témoignage de Martin Dumont, à la Commission Charbonneau, a mis M. Tremblay dans l’eau chaude, mardi et mercredi. L’ancien organisateur du parti Union Montréal a soutenu que le maire était au courant des pratiques de financement illégal au sein de son parti.
Gérald Tremblay a également annulé le déjeuner-causerie qui devait avoir lieu vendredi à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lui qui avait pourtant insisté, mardi, sur le fait qu’il ne se cachait pas, ou qu’il n’était pas «malade», faisant référence au maire de Laval, Gilles Vaillancourt.
Mme Fotopulos a seulement mentionné que l’événement de vendredi serait reporté, visiblement mal à l’aise devant les médias qui la bombardaient de questions. Gérald Tremblay serait-il en train de préparer sa sortie?
«Je l’ignore. Il va annoncer en temps et lieu ses conclusions, je ne peux pas répondre à sa place», s’est contenté de dire Helen Fotopulos.
Chose certaine, l’élue responsable de la culture à la Ville cherchait n’a pas cherché à se rapprocher du maire. Elle a répété qu’elle assumait ses propres responsabilités au sein du comité exécutif.
Élaine Ayotte, la porte-parole de l’Opposition officielle de la Ville en matière de culture, a fait remarquer que «ce maire qui ne veut pas savoir» était de tous les événements culturels avant les allégations de la Commission Charbonneau.
«Ça sent la fin de régime», a-t-elle ajouté.
