Richard Deschamps se défend d’avoir voulu camoufler les rapport sur les coûts des travaux
Alors que la Ville a présenté hier six rapports, réalisés entre 2004 et 2012, sur les coûts des travaux à Montréal, l’aspirant maire par intérim Richard Deschamps a martelé que le comité exécutif n’avaient jamais été mis au courant du gonflement des coûts.
Le premier rapport de la série, rédigé en 2004, fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il a été évoqué par Michael Applebaum, vendredi dernier, lors de l’annonce de sa démission au sein du comité exécutif.
L’ancien bras droit de Gérald Tremblay avait affirmé que ce rapport dénonçant le gonflement des coûts des contrats de construction dans la métropole avait été dissimulé pendant des années par des hauts responsables de la Ville, et que ses collègues tentaient toujours d’empêcher de le rendre public.
Richard Deschamps a catégoriquement nié ces affirmations, hier après-midi, accompagné des autres membres du comité exécutif de la Ville. Il a maintenu que son équipe avait pris connaissance dudit rapport mercredi dernier.
«Nous n’avons jamais voulu retarder, camoufler ou modifier ces rapports», a soutenu M. Deschamps.
Même son de cloche pour Alan De Sousa, qui siégeait déjà au comité exécutif en 2004.
Ce rapport a été supervisé par Guy Hébert, l’actuel directeur général de la Ville, qui était à la direction des approvisionnements, à l’époque. M. Hébert a soutenu, hier matin, qu’il avait remis son rapport à Frank Zampino, l’ancien président du comité exécutif qui a récemment été accusé de fraude, à Robert Abdallah, le directeur général de l’époque, et à Yves Provost, le directeur du service des infrastructures.
Qui sont les responsables de ce silence? Mystère. «Il y aura des personnes qui devront poser des questions aux personnes concernées, s’est contenté de dire M. Deschamps. Je ne prendrai pas la responsabilité des actes des personnes concernées.»
M. Deschamps refuse toutefois d’employer le terme «camouflage».