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La nouvelle inspectrice générale de Montréal veut «maintenir la lutte» contre la corruption

La nouvelle inspectrice générale de Montréal veut «maintenir la lutte» contre la corruption
Photo: Henri Ouellette-Vézina/Métro

Me Brigitte Bishop a pris les rênes lundi du Bureau de l’inspecteur général (BIG) après un vote unanime des élus du conseil municipal. L’ancienne procureure générale succède ainsi à Me Denis Gallant, qu’elle remplaçait à titre intérimaire depuis juillet dernier.

«Je veux continuer le travail avec les mêmes valeurs, la même mission, a-t-elle affirmé en mêlée de presse. Il faut maintenir la pression contre la corruption et pour l’intégrité. On va faire beaucoup de surveillance de chantiers et on aura une présence dissuasive sur le terrain.»

Celle qui a travaillé pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pendant 27 ans ne s’en cache pas: le phénomène de la corruption existera toujours en politique, à Montréal et ailleurs.

«Par contre, tant que les institutions seront là, tant que les organismes de lutte à la corruption répondront à l’appel, tant que le message sera fort et que les élus nous feront confiance, on peut arriver, à tout de moins, à l’amoindrir et à maintenir ce qui se passe», a-t-elle nuancé.

La nouvelle inspectrice générale dit avoir étudié le plus récent budget de la Ville en profondeur pour se faire une tête et juger des principaux enjeux sur la table. «Il y a des contrats qu’on étudie présentement. Il faut voir où vont les sommes les plus importantes, en construction, en aménagement urbain ou ailleurs. Nos priorités iront en fonction des sommes et des pourcentages versés», a-t-elle indiqué.

À l’image de son prédécesseur, Brigitte Bishop n’exclut pas de demander plus de pouvoirs à Québec au cours de son mandat. «C’est évident qu’on en a jamais assez [de pouvoirs], a-t-elle avancé. C’est une réflexion qu’on doit avoir. Mais présentement, le bureau est efficace et il fonctionne bien», a-t-elle ajouté.

L’an prochain, le BIG entend augmenter ses effectifs, notamment en ce qui concerne des analystes techniques, pour agir sur des dossiers prioritaires en amont. «Tous les contrats sont sous notre pouvoir. Donc, on peut enquêter sur toute passation ou tout octroi de contrat», a expliqué à ce sujet la nouvelle inspectrice générale. Elle s’est dite particulièrement interpellée par le phénomène des sols contaminés dans la métropole.

«C’est sûr que j’ai eu un bon prof, comme on dit», a-t-elle fait remarquer, le sourire aux lèvres, en parlant de Denis Gallant.

De son côté, la mairesse Valérie Plante a vanté la feuille de route «impressionnante» de Mme Bishop. «Elle a une vaste expérience juridique [et] dans le domaine des enquêtes. Elle connaît bien les processus de collaboration entre la Ville et le gouvernement», a-t-elle déclaré.

Qualifiant son travail à la direction intérimaire d’«irréprochable», la mairesse s’est réjouie du fait que Mme Bishop devienne la première femme à occuper le poste d’inspectrice générale à Montréal. «C’est important de le souligner», a-t-elle mentionné.

«Sachez que tous les membres du conseil vous accueillent à bras ouvert, et vous offrent leur pleine collaboration», a enfin lancé Valérie Plante. Depuis le balcon de la salle de conseil municipal, Mme Bishop a reçu une ovation soutenue des élus.

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