Mardi, La Presse publiait un article sur une soirée de retrouvailles avortée d’anciens étudiants de l’école secondaire Calixa-Lavallée. La raison : David Abitbol faisait partie de la cohorte et risquait d’être présent. Il avait été libéré sous caution après avoir été incarcéré pour menaces de mort sur Internet contre trois anciens enseignants et un ancien camarade de classe.
Les organisateurs de la soirée de retrouvailles avaient envoyé l’invitation via Facebook. «Ils ignoraient tout des démêlés judiciaires de David Abitbol lorsqu’ils ont planifié la rencontre, qui visait à souligner les 10 ans de l’obtention du diplôme», écrit la journaliste de La Presse.
Selon moi, la vraie nouvelle dans tout cela est ceci : les organisateurs n’avaient pas entendu parler de l’affaire Abitbol. Ça ne se passait pourtant pas pendant les vacances, on était début octobre. Cet exemple est symptomatique, selon moi, du désintérêt d’une bonne partie de la population pour l’information.
Même s’il s’agit ici d’un fait divers, il a quand même été abondamment médiatisé non? Certains diront que les jeunes s’informent désormais via Internet et les réseaux sociaux. Le fait que les organisateurs aient envoyé leurs invitations via Facebook, montre qu’ils sont connectés. Malgré cela, ils n’étaient pas au courant.
J’ai peur qu’une personne qui ne savait rien sur Abitbol alors qu’elle était concernée au premier chef, ne sait peut-être rien sur les problèmes de corruption qui gangrènent le Québec et n’ira donc probablement pas voter lors de la prochaine élection. Aïe!
AJOUT : Selon une étude de la Fondation Lionel Groulx, à peine 2 % des cégépiens suivent chaque année un cours sur l’histoire du Québec. Quand vous ne connaissez pas votre passé, que vous ne connaissez pas votre présent, comment voulez-vous vous projeter dans l’avenir?